Après un premier Ep sorti il y a un an, le groupe Rivière Monk dévoile son nouvel Ep “Explorers”. Avec des mélodies cosmiques et des beats inattendus, leur électro chaleureuse et rêveuse est une véritable invitation au voyage. En vue de leur concert au Badaboum le 13 Juin, nous avons voulu en savoir plus sur leur sources d’inspirations et leur méthode de production.

Le projet rivière monk, c’est quoi ? C’est qui ?
On est deux cousins originaires de la Martinique, amateurs de douces mélodies. Kilian a commencé la musique assez tôt à travers la guitare, beaucoup de blues et de rock, et Cédric a grandi avec la french touch. Rivière Monk c’est l’assemblage de ces influences : Une electro chaleureuse, rêveuse, pleine de mélodies.

Le premier son qui vous a fait aimé la musique électronique ?
Digitalism – Zdarlight, c’est pas le premier mais il nous avait bien marqué !

Vous venez de présenter votre nouvel EP « Explorers », le deuxième après « Supercruz’ », pourquoi toujours cette notion de voyage ?
Pour nous la musique, c’est un voyage qu’on essaye de retranscrire dans nos morceaux avec une structure en évolution permanente. Certains nous disent qu’ils ont l’impression d’entendre plusieurs chansons dans nos morceaux.
C’est un peu le cas, on aime beaucoup varier les ambiances et les émotions au sein d’un même morceau.

Des sonorités très électroniques, des mélodies envoûtantes, quelles ont été vos sources d’inspiration ?
On pourrait parler d’inspiration pendant des heures, mais on ne peut s’empêcher de citer French79, Rone, Thylacine ou encore Vitalic, qui sont des artistes français qui nous ont inspiré et auxquels on s’identifie.

En général, comment composer vous vos sons? Un cadre, une ambiance en particulier ?
On fonctionne assez différemment tous les deux. Kilian commence par poser des idées de mélodies et de rythmes comme elles lui viennent, très rapidement. Alors que Cédric de son coté passe beaucoup de temps à travailler une histoire avant d’enregistrer quoi que ce soit. Du coup on se retrouve souvent à faire le tri de tout ça ensemble, à réfléchir à ce qu’on va garder ou abandonner, avec bien sûr un gros temps de réflexion et du travail pour faire mûrir nos morceaux. On est assez complémentaires la dessus, c’est cool. Pour ce qui est du cadre, on peut commencer nos morceaux n’importe où avec nos ordis, mais on part souvent s’isoler à la campagne près d’Orléans pour finaliser nos productions.

Une cover avec des singes dans l’espace, pourquoi ? Qui est votre illustrateur ? (On veut tout savoir!)
Notre illustratrice s’appelle Beax ! On l’a contactée pour réaliser le cover de notre premier EP Supercruz’ l’année dernière. On avait quelque chose d’assez précis en tête, un mélange de l’univers du douanier Rousseau avec l’iconographie de la Martinique, et deux singes voguant sur une barque. Ce qu’elle nous a proposé nous a envouté… Explorers est la suite de ce voyage : après avoir traversé une jungle luxuriante, les singes s’envolent à la découverte de l’espace marquant le passage vers un univers musical plus électronique, dansant et psychédélique.

Gros coup de cœur derrière le titre « Easy », y’a une histoire derrière ?
On est partis d’une idée simple au début, avec un synthé suivant un rythme répétitif (d’ou le titre Easy) qui nous a donné l’accroche de tout le morceau.
On s’est ensuite amusés à faire évoluer les accords, en ajoutant des cuivres et des mélodies pour justement casser ce côté répétitif et en faire un morceau évolutif et épique.

Parlez nous un peu de votre Matos ? Avec quoi vous produisez ? Quel est votre instrument /outils musical préféré ?
Notre premier outil de composition (et de live) est Ableton sur lequel on a une multitude de plugins et de samples amassés au fil des années. On utilise aussi quelques synthétiseurs comme le Prophet rev2, le Minilog ou le Juno Di, et de la guitare et basse parfois.
Pour le reste ca dépend vraiment des morceaux, mais on aime bien collaborer :
Par exemple pour Voyage et Carrousel on a samplé une amie aux percus pour étayer la partie rythmique, sur Sunset et Stellar on a enregistré des passages de contrebasse, et bien sur nos chanteurs pour la partie voix.

Je sais que vous jouez en live, est ce qu’il y a des petites habitudes avant de monter sur scène ?
On écoute Don’t Worry Be Happy de Bobby Mcferrin sur la route en allant aux balances, et avant de monter sur scène un (ou deux) petits shots de rhum vieux !

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By Léa


Informations pratiques :
Concert : Rivière Monk Release Party
13.06 de 19h30 à 23h30
(C’est gratuit !)
Badaboum, 2bis rue des Taillandiers, 75011
Lien de l’évènement