Collaborant dès 2016 sur de nombreux projets musicaux, c’est tout naturellement que Maxence finit par passer derrière les platines et commence à jouer sous le nom Opäk. Après nous avoir répondu au sujet de Rive Droite Records ainsi que pour le jeune projet Askorn Records, nous avons eu envie de le questionner sur son parcours personnel.

 

Pourrais-tu commencer par te présenter ?

Et bien que dire ? Je m’appelle Maxence, je suis breton, et même plus que ça. Je suis de Pléneuf Val André aha ! J’y ai grandi et j’y ai connu mes premières expériences musicales, que ce soit à domicile grâce aux vinyles de mes parents ou avec les copains, on était très branché rock’n’roll. On était aussi passionné de glisse, que ce soit en skate ou en surf. On a formé nos premiers groupes de rock et en parallèle, je me formais à la batterie avec Jonathan Bon, au conservatoire du Quai des rêves.
Forcément, en grandissant en Bretagne, on est tombé dans le chaudron techno. Pas tous, mais moi, j’ai été curieux grâce à l’intérêt que l’un de mes amis en particulier portait à la musique électronique. Je m’y suis intéressé et j’ai glissé vers ce milieu. Quand je suis monté dans la capitale, ça a été l’entrée dans un autre univers, je suis passé en coulisses et je me développe maintenant dans cette voie. J’étais encore étudiant jusqu’à cette année, je finis mon cursus actuellement avec une Licence “gestion et développement des structures musicales”.


Quel est le son qui t’a fait aimer la musique électronique ?

Je ne sais pas si c’est un son en particulier qui m’a fait aimer la musique électronique, mais plutôt une ambiance, une énergie. Mes premières soirées, c’était au festival Capsule à Lamballe et Cassegrain en DJ set à Rennes, puis le festival Astropolis qui m’a vraiment émerveillé. Le coup de grâce pour me faire définitivement “basculer”, c’était une soirée du collectif Westsound à Brest qui avait programmé I Hate Models.
Finalement, je crois que le premier son qui m’a vraiment fait kiffer me venait du cinéma, bien avant de vivre ces différentes expériences. C’était la track « Underworld – Born Slippy” dans Trainspotting. J’avais aussi eu la chance de voir Prodigy en concert que j’avais adoré avec comme exemple de track “Speedway”

Comment ton parcours t’a amené à passer derrière les platines ?

C’est assez simple. J’avais parfois envie de faire un truc juste pour me défouler et jouer aux rock star avec les potes, mais parfois, j’avais aussi vraiment envie de construire un projet un peu plus sérieux. En groupe, c’est compliqué, il faut une motivation collective, au même moment avec des emplois du temps similaires… Puis je suis arrivé en soirée techno, le mec derrière les platines était seul, l’ambiance était électrique, lourde, les gens faisaient la fête dans un esprit ouvert et libre. À ce moment là, je me suis dit “Moi aussi je veux faire comme ce type” et je suis passé derrière les platines.


Quels sont les styles musicaux que tu explores au sein du projet Opäk ?

Opäk, c’est justement ça le délire. On ne peut pas savoir ce qu’on va trouver dans la prestation, on ne peut pas voir au travers. Quand je prépare ma valise à skeuds, je peux aussi bien y mettre de l’EBM et du Newbeat que du post punk ou du métal, on y trouve aussi de plus en plus de breaké indus. Mais principalement, on y trouve de la techno industrielle, acid parfois hardcore. Mon but, c’est d’arriver à amener les gens dans un univers sombre dans lequel puissance, nostalgie et mélancolie sont les maîtres-mots.


Le son que tu as toujours avec toi ?

Le son que j’ai toujours avec moi en ce moment, c’est celui de mon poto Ogmah paru sur notre label Askorn Records : Bad Girls Chewing Razorblades.
Sinon, depuis toujours je garde le son Gijensu – Implosion (Tim Tama remix) à porté de main. Depuis que je l’écoute, il me fait toujours autant rêver et je ne m’en suis jamais lassé.

Tu es devenu résident du collectif parisien Newtrack au début de l’année, qu’est-ce que cela t’apporte en tant qu’artiste ?

Cela me permet de me concentrer plus sur l’artistique et moins sur le “développement de carrière” pour choper des dates, etc. C’est Newtrack Agency qui gère ça pour moi, et ça me fait gagner énormément de temps, d’autant plus que le crew est réputé et respecté. Je sais très bien qu’ils feront toujours les choses minutieusement et dans le détail, avec comme objectif : « nous emmener loin ». Au-delà de ça, se sont de véritables amis au grand cœur qui ont une expérience du milieu bien plus experte que la mienne, ils me conseillent et maîtrisent les emballements trop rapides de ma part pour telle ou telle chose. Donc pour résumer, ils me conseillent artistiquement, m’allègent du travail le plus relou et m’offrent une visibilité qui me permet de grandir. Je joue d’ailleurs le 7 mai pour la première fois sous les couleurs de Newtrack à l’occasion de l’ApéroBPM : La cousinade.


Tu n’as encore jamais publié de track, mais penses-tu à la production ?

Ahaha suspense…… Non, je n’ai jamais publié de tracks. Je suis musicien depuis mon plus jeune âge et pourtant, j’ai commencé par mixer et non produire. J’ai du matos de production et j’avance sur mon premier EP mais je suis un éternel insatisfait, je n’arrive pas à me dire qu’une track plus qu’une autre est assez qualitative, alors je continue d’apprendre, de m’améliorer. Un jour, quand je serai prêt, ça sortira et ça sortira fort, je préfère juste faire les choses dans le bon ordre et ne pas me précipiter. Les discours du genre “parce qu’en 2019, un dj qui produit pas, ça s’essouffle, blablabla”, je m’en tape. Donc oui, bien sûr que je pense à la production, mais vous n’en verrez la couleur que dans pas mal de temps.

 

Tu as de nouveaux projets qui arrivent bientôt ?

J’ai entrepris énormément de projets ces derniers temps. Je vais me consacrer à les développer du mieux que je puisse, surtout Askorn Records. Je parle aussi avec l’artiste italien d_b d’un projet entre Italie et France, à suivre donc. Sinon de nombreuses dates sont à venir, on se voit là-bas !!!

 

by Dorian