Lancé en novembre dernier, le collectif Nautilus a vu le jour sous l’impulsion de Viktor Zer. Marquée minimal, l’identité artistique prend sens à travers événements qui mettent en avant la scène émergente, une série de podcasts, la création d’un label et d’une agence de booking. Viktor nous parle des débuts du projet, de sa programmation et illustre le tout à travers un mix d’1h de pépites minimales.

Trois événements depuis la création du collectif, tous au Nouveau Casino. Pourquoi s’installer là-bas ?
Le Nouveau Casino dispose de nombreux atouts : Une capacité idéale. Ni trop grande, ni trop petite. Un positionnement stratégique, au coeur de la vie nocturne parisienne. Et un soundsystem de qualité. Pour toutes ces raisons, on s’y sent bien. En revanche, à la rentrée, nous expérimenterons d’autres lieux bien connus de notre capitale afin d’offrir davantage de variété à notre communauté.

Comment fais-tu tes programmations sur chaque événement ? 
Les programmations se font essentiellement à partir des sorties. S’ajoutent souvent le fait d’avoir vu les prestations en live. Chez Nautilus nous aimons combiner un artiste strictement minimale et un selector, quelqu’un qui n’a pas de positionnement précis. Cela apporte de la diversité aux événements et accroît l’envie de rester sur le dancefloor.

Quels artistes font partie du roster de l’agence Nautilus et comment les as-tu sélectionnés ?
Santucci et moi même composons le roster Nautilus Music. Il n’est pas exclu que cela évolue. Santucci est un artiste au sens strict. Diplômé de l’école nationale supérieure de paysage de Versailles, il conçoit son environnement avec son regard de paysagiste. Création, évolution, deconstruction. Aussi, il produit depuis longtemps. Dès que nous passons du temps ensemble, il me fait découvrir ses récents ou vieux travaux. Son positionnement est très minimal, cela correspond parfaitement à la ligne Nautilus Music.

Y a t-il déjà des sorties sur le label et si oui quelles sont-elles ? Qu’est-ce qui t’interpelles le plus chez un artiste que tu as envie de signer ?
Nous travaillons sur la première sortie. On se dirige vers un Various. À l’image de notre premier événement, cette sortie donnera le “la”. L’association des artistes prend donc du temps. Ce sera en format solide, comme pour la suite. On aimerait la présenter pour notre anniversaire, en novembre prochain.

Le meilleur souvenir que tu gardes depuis la création du projet ?
Le meilleur souvenir qui sont en réalité les meilleurs souvenirs proviennent des dîners pré-événements. Ce sont des moments particuliers d’une grande richesse. On y découvre nos invités sous un angle différent, on apprend sur eux. La relation qui s’établit à ce moment là va au delà de la musique. C’est toujours un plaisir.

Mises à part les soirées signées Nautilus, tu organises aussi les soirées « Viktor à la folie » à la folie à Paris ; peux-tu nous en dire plus sur ce projet ?
“Viktor à la Folie” est né en octobre dernier, un mois avant le lancement du sous-marin Nautilus. Il s’agit d’un format d’événements différent, de part son horaire. 19h-00h, généralement. Là aussi, on y découvre nos invités différemment puisqu’ils s’expriment sur une plage horaire qui change. Ils peuvent essayer de nouvelles choses, ressortir de vieux disques ou nous faire écouter une étagère de leur bibliothèque qu’ils n’ont pas l’occasion de jouer en club. Aussi, on s’éloigne un peu de Nautilus car le positionnement est n’est pas le même. Nous invitions principalement des français, n’ayant pas de style particulier. Minimale, electro, deep, tout y est.

Parlons musique, parlons mix : quelles ont été tes inspirations pour ce mix ?
Mes inspirations du moment. Je suis très sectaire actuellement, la majeure partie de la sélection vient d’Europe de l’est. Beaucoup de producteurs talentueux. Je rends également hommage à la France avec un parisien. Aussi, on y trouve un sud américain, région du monde qui attire de plus en plus mon attention. Beaucoup de talents dans cette région.

Si tu devais ressortir un track de ce mix pour le partager aux lecteurs, ce serait lequel ?
Incontestablement Lizz – Fast Trust. Un track de son dernier album, tout juste sorti sur Playedby. Je n’ai pas de mot pour le décrire, je suis conquis tout simplement. Je voyage. Heureux de la jouer aussi car je l’attends depuis un moment. Le plaisir étant dans le désir, cela s’ajoute à la beauté du track. Il démarre à la 16ème minute du podcast.

Le dernier artiste / label que tu as découvert et dont tu ne te lasses pas ?
Le récent artiste dont je ne me lasse pas s’appelle Alex Rusu. Toutes ses sorties sont d’une impeccable construction, bien rythmées. Je ne suis quasiment jamais déçu par lui. Le label, sans hésitation, Telum. Jeune label. Que des tracks unsigned. Jamais déçu non plus. Aussi, je conseille Invade Records/Cardinal. Un label de nos amis belges. Je joue souvent le Cardinal 009, j’adore.

Et pour finir, quels sont les projets à venir de Nautilus / Viktor Zer ?
Pour Nautilus, de fait de notre récente création, le projet principal est de poursuivre sur notre lancée et s’inscrire dans le temps avec des événements et des sorties. Nous préparons un showcase pour le mois de juillet avec un label berlinois que nous aimons beaucoup. Petit indice : Cosmjn signe une release dessus. Un second : son fondateur était en livestream sur Gosu il y a peu. Trop facile, vous l’avez. Rendez-vous le 6 juillet.


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