Nous l’attendions avec grande impatience: la nouvelle sortie de Weval. Un  deuxième album intitulé « The Weight ». Ce duo néerlandais, composé de Harm Coolen et Merjin Scholte Albers, nous dévoile un 11 titres envoûtants.

Quand on écoute Weval pour la première fois, on a tendance à se demander de quels films ou quels jardins secrets sortent toutes ces sonorités. Et on ne fait pas totalement fausse route. Leurs productions envoûtantes et incroyablement bien pensées nous portent hors du temps.

Conquis dès leurs débuts avec le 8 titres “Half Age” sortie en 2013 sur le label Automation, Weval rejoint la maison KOMPAKT où ils continuent de nourrir leur style avec le brillant “Easier EP” en 2014 et l’audacieux morceau “Gimme Some” qui a mis tout le monde d’accord. Sort en 2015 “It’ll Be Just Fine / Grow Up” mais c’est bien en 2016 l’année de confirmation avec leur titre éponyme sombrement appelé “Weval”.

 

Adepte de leurs sonorités immédiatement identifiables, c’est avec beaucoup d’attentes que l’on guettait la prochaine sortie. Et nous sommes très heureux de retrouver leur rythmique légère et spontanée, accompagnée d’un synthé hypnotique à la limite de l’expérimentale, sans oublier le riff de guitare funk qui harmonise le tout. La touche Weval quoi.

Si nous devions résumer l’album en un mot: inclassable.

The Weight” est un 11 titres très intéressant. Aucun morceau n’est à retirer. Il confirme une fois de plus que Weval ne rentre pas dans les cases. Leur style se définit une fois de plus comme une accumulation et un mélange d’innombrables inspirations. S’ils ont bien une force, c’est leur faculté à retranscrire de façon surprenante des émotions à travers leur musique.

Ce n’est pas pour rien que le duo amstellodamois s’est rencontré sur les bancs du cinéma. Ici encore, chaque production est pensée comme une invitation au voyage. Un ensemble très harmonieux et aérien, et à la fois ensoleillé et nostalgique (pour ma part très bien résumé dans “Roll Together”).

Certains morceaux comme “Someday” et “Heaven, Listen” apportent du relief avec des sonorités psychédéliques et groovy, accompagnées d’un synthé à la Tame Impala. D’autres morceaux sont plus portés sur l’émotion, avec par exemple “Doesn’t Do Anything” ou encore “Heartbreak Television”, des balades à la fois progressives et tourmentées.

Par ce dernier opus, Weval nous offre un voyage introspectif, à la limite du psychédélique, tout en restant fidèle à leur ADN mélancolique. C’est un album immersif, un véritable bol d’air frais.

On retrouvera Weval le 11 avril à La Cigale de Paris

By Eugénie


Informations pratiques :
Weval + Bert Cools (granvat)
11.04 de 20h à 23h
Prends tes billets
La Cigale – 120 boulevard Rochechouard 75018
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