Auteur d’un EP sur Enlace Records en septembre dernier et membre d’Electric Cricus, Aïkom est un dj et producteur nantais que l’on retrouve depuis plus d’une dizaine d’années derrière les platines.

 

Hello, merci de répondre à nos questions ! Tout d’abord, pourrais-tu te présenter ?

Salut la team, alors mon blaze depuis septembre, c’est Aïkom. Sinon mon vrai nom, c’est Jean-Christophe. Je suis enseignant d’EPS et papa de 2 bambins le jour et DJ la nuit. C’est parfois difficile de mener tout de front, mais je me débrouille. J’ai ma copine (euh, ma femme) qui me supporte beaucoup, ce qui me permet d’enchaîner les dates. Sans son aide, ce serait vraiment plus compliqué de tout gérer. Je suis originaire de la région nantaise et je suis arrivé à Lille en 2007 quand j’ai commencé à bosser en tant que prof. Je fais partie du crew Electric Circus, avec Matthus Raman, Eugène Korso et Kureuil, mes copains avec qui on organise des events sur Lille.

 

Comment as-tu commencé à mixer et quelles sont tes influences musicales ?

Ma première soirée techno, c’était en 1999 à l’Olympic, une salle de concert à Nantes où j’étais allé voir Richie Hawtin. J’y ai pris une grosse claque sonore avec ma bande de potes. Ensuite, Laurent Garnier, Scan X, Jeff Mills, Kevin Saunderson, Josh Wink ou encore la vague tech house parisienne des années 2000 avec DJ Freddy, DJ FEX, Didier Sinclair et les soirées Scream m’ont bien retourné aussi. Du coup, on a rapidement créé une asso ”OP2N” et on a commencé à organiser des events sur des péniches ou dans les clubs de la métropole Nantaise qui ont bien cartonnés.

La suite logique pour moi, c’était de me mettre à mixer, je me suis donc payé une paire de MK2 après un boulot d’été et j’ai commencé à acheter mes premiers vinyles en 2004. Surtout techno au début puis du son plus mélodique par la suite avec l’influence de Paul Kalkbrenner que je kiffais grave à l’époque, ou encore Apparat et Anthony Rother.
Avec le temps, mes influences ont évolué vers des sons plus progressifs, plus minimal et même downtempo.
En ce moment je suis sur des labels comme Truesoul, Skeleton, Steyoyoke, Rukus, Suol, Pokerflat, Noirmusic ou All Day I Dream. Côté artistes, mes influences se tournent vers des producteurs comme Anna, Reset Robot, Dubspeeka, Victor Ruiz, Serge Devant, Klunsh, Artbat, Satori, Mira ou Be Svendsen

 

Tu as sorti ton dernier EP sur Enlace Records le 21 septembre dernier, quelles ont été tes inspirations et ton idée quand tu as l’a composé ?

Alors mes influences musicales, je viens d’en parler juste avant. Mais pour résumer, je suis inspiré par beaucoup de choses, assez variées, même si le côté mélodique reste toujours bien présent. Du coup, je crois que c’est ce qui ressort dans mon EP. Les 3 titres sont vraiment très différents, mais ils reflètent bien toutes mes influences. « Somewhere » est le plus dancefloor, plus orienté techno . « The Drum » est plus tech house/minimal et « Maehaad » est beaucoup plus deep. En tout cas, chaque track a son univers bien défini, mais toutes font la part belle à la mélodie, au voyage sonore. J’ai essayé de vraiment dévoiler différentes facettes de ma personnalité.

 

Tu mixais déjà avant de prendre l’alias Aïkom, qu’est-ce qui a motivé ce changement de nom ?

Ouais, je mixais sous le blaze d’Akkufen. Un nom que j’ai pris il y a pas mal d’années déjà. Le truc, c’est qu’il y a déjà un artiste canadien qui s’appelle Akufen (qui est devenu même un des pionniers de la microhouse). Je n’avais pas vraiment tilté à l’époque, sans doute une erreur de ma part, mais en faisant de plus en plus de gigs, ça commençait à porter à confusion bien qu’il n’y ait aucune comparaison possible avec un si grand artiste. J’ai eu parfois quelques commentaires pas très cool là-dessus, que je peux comprendre, mais qui ne sont jamais très agréables. Du coup, avec le projet de l’EP sur Enlace, je me suis dit que c’était le bon moment pour switcher. Aïkom m’est venu comme ça un soir. Je cherchais quelque chose qui représente un renouveau, un nouveau départ lié à ce premier EP. C’est un peu la compression de ”i come” et ”ich komme”.

 

Tu peux nous parler un peu de cette collaboration avec Itinéraire Bis pour la soirée du 15/12 à l’International, à Paris ?

Yes, c’était vraiment cool. Les gars d’Itinéraire Bis sont au top, bien engagés dans ce qu’ils font, un peu comme nous à Lille. Joek, le boss d’Enlace, pourrait sans doute en parler mieux que moi mais je peux t’en dire deux/trois mots.
La collab s’est faite naturellement en fait, car Seb, un des protagonistes d’Itinéraire Bis a aidé Joek sur des chartes graphiques au lancement d’Enlace Records. Le projet de soirée commune était en discussion depuis pas mal de temps, l’envie de partager les platines était là. Alors quand l’opportunité à l’International s’est présentée, la soirée a vu le jour.
L’ambiance était assez dinguo avec un public au top. On s’est dit qu’on referait ça assez vite avec la team d’Itinéraire Bis sur Lille ou Paris.

 

Qu’en est-il de tes projets futurs ?

Alors, côté production, je travaille actuellement sur un 2ème EP pour Enlace Records. Mais vu que les semaines passent à toute vitesse, je ne sais pas trop quand ça sortira. En plus, je déménage sur Nantes cet été, donc j’ai pas mal de trucs à gérer. Mais j’aimerais bien que la sortie se fasse après l’été, un an après mon premier EP, ce serait cool. Sinon, je continue à avoir des gigs dans les endroits cools de Lille, au Baron Club, au Moog analogic bar, à la Relève ou au Magazine Club.
Je ferai le warm-up de Molécule et Onyvaa le samedi 30 mars au Magazine par exemple, c’est plutôt une belle date pour moi, je kiffe bien ces artistes et puis c’est dans la cadre d’un beau festival : ”les paradis artificiels”.

Par ailleurs, j’aimerais me rapprocher de la scène électro nantaise, vu que je vais y vivre à partir de cet été et pourquoi pas y développer des partenariats avec mon asso Electric Circus ou avec Enlace records.

 

Un dernier mot pour la fin ?

Merci à vous.
On peut finir en musique ?Allez je vous balance un de mes tracks du moment, ”Auf den start warten” de Klunsh sur Timeless Moment.

 

By Dorian