Nous avons eu la chance de rencontrer Léa, présidente du collectif Rainy Sounds, autour d’un verre sur la terrasse de La Petite Poésie à Brest. Ce même bar qui fût l’hôte de l’une de leur soirée le week-end précédent. J’ai pu en apprendre un peu plus sur ce collectif qui fait danser les nuits brestoises depuis bientôt 1 an.

Bonjour Léa ! Tout d’abord comment s’est déroulée la création de Rainy Sounds ? D’où provient ce nom ?

En fait, dans le cadre de mon Master en événementiel international, nous devions monter un projet sur 6 mois en groupe. A la base il s’agissait d’un partenariat associatif entre Astropolis et Paradigm, le gros club underground du Benelux. Le projet n’a pas abouti, mais le désir de poursuivre l’aventure est resté et nous voilà aujourd’hui en tant que collectif à part entière.
Un des points communs entre Brest et les Pays-bas est le mauvais temps, invoquer la pluie dans notre nom nous est apparu comme évident.

Combien de personne sont à l’origine du projet ?

Nous étions 4 personnes à la base, puis il y a eu un roulement, certaines sont parties et d’autres sont arrivées. Nous sommes maintenant 7 membres actifs, 5 sont des DJ’s résidents : Hugo dpx, Cartesian, Lea, Marl K et K.R, et moi, la Présidente. La majorité lie études ou travail à côté.

 

Quel est ton rôle, tes fonctions au sein du collectif ?

Je suis la Présidente de Rainy Sounds, je gère l’organisation, je fais les démarchages et la communication. Cette dernière fonction est très importante pour le développement de l’association. Il s’agira en fait de promouvoir les soirées sur Facebook, durant lesquelles je passe mon temps à filmer l’ambiance pour les partager sur les réseaux.

Quel est votre zone de prédilection ? As-tu des bars favoris ?

Notre secteur se limite pour l’instant à Brest, nous aimons beaucoup nous produire à la Petite Poésie où on effectue aussi toutes nos réunions. Mais nous kiffons également la Ty Reuz et La Coloc’ !

Le but serait aussi de s’expatrier à Quimper, mais la ville a déjà ses collectifs « résidents ». Nous sommes toutefois complètement ouverts aux multiples collaborations !

Quel est le principe de vos soirées ? Qu’y recherchez vous ?

On aime dire que nous sommes la pour « faire les pitres ». Faire du son, s’amuser, faire danser et faire sourire. Nos Dj’s savent y faire et savent s’adapter aux ambiances, basculer du chill à des sons beaucoup plus dansants !
En revanche, pour en avoir essayer, les week-end d’intégration étudiants ce n’est pas trop notre tasse de thé. Le public est moins réceptif à l’ambiance mise en place par le Dj, et ne va pas hésiter à demander du « Aya » par exemple. Or, ce n’est pas le registre concerné.

Quels sont les styles musicaux que vous écumez ?

Nous sommes plus orientés Disco/House/Techno. Mais chaque Dj à son identité propre. Par exemple, Marl K va bientôt sortir un EP beaucoup plus Deep.

Peux-tu nous en dire un peu plus sur « Symbiose » ?

En 2018, il y eut un appel à projet par Innovents. Le but était de créer un événement inédit en 4 mois. Nous nous sommes alors alliés à Radio Lune pour créer Symbiose, un étonnant mélange de musique, d’art, et d’environnement. Nous avons investi les Ateliers des Capucins, des anciens bâtiments industriels ont été rénovés pour laisser place à une immense surface dédiée à la Culture. Ce qui nous a permis de pouvoir installer des scènes, comme une scène 360°, des expositions, des ateliers pour enfants etc, … le tout sous le signe de l’éco-responsabilité.

Quel est, pour toi, le son qui va retourner la foule à coup sûr ?

Avec qui avez-vous eu l’occasion de collaborer ?

Guiheux de Velizion, La Singerie, Les Opticiens, Radio Lune, Ghost, Philigram, … La liste est longue ! Le but est de se partager la visibilité et d’échanger. Et on se rend bien souvent la pareille.

Quel est votre rapport avec la concurrence à Brest ?

Il n’y en a pas. Lors de notre entrée on connaissais déjà bien le « game », et on a fait en sorte de s’arranger avec tout le monde. Malgré que les calendriers soient bien remplis, on se partage les dates et les publics.

Nous sommes tous des « enfants » d’Astropolis, le mouvement techno fait partie intégrante des aspects culturels de Brest, car on y trouve de la « techno tout public », et des esprits ouverts.

Peux-tu nous citer quelques unes de tes dernières trouvailles auditives ?

J’ai récemment découvert la voix de Muddy Monk, la folie de Louis piscine ou encore les envoûtements de nit !

Quels sont tes projets en cours ou à venir ?

Alors, pour l’instant nous avons une Suite de prévue le 21 avril, mais, pour changer des soirées dans les bars, je suis à la recherche de lieux insolites mais sans basculer dans le côté Rave Party. Mon rêve serait d’organiser une soirée dans un Lavomatique ! Mais il faut en trouver un assez grand, et surtout un qui accepte, ce qui ne sont pas des choses aisées.

Ce serait cool aussi de repartir sur le projet de départ avec Paradigm.
D’autre part j’aimerais beaucoup mêler le principe de TEDx à notre univers, cela pourrait créer une ambiance inédite, avec des ateliers de mix, sur vinyles ou controller, des expos… mais surtout, et toujours sous le signe de l’éco-responsabilité.

 

By Quentin


Informations pratiques :
14.02 de 20h à 1h
Gratuit
Ty Reuz Brest – 21 Rue Mathieu Donnart
Lien de l’évènement