Le 22 novembre dernier, le collectif et label Maison Béryl organisait sa cinquième sauterie au Nouveau Casino et ce fut un pur succès. On a voulu cerner l’univers musical et la vision artistique d’un nouveau collectif qui mise fort sur le live et les performances originales.

Que signifie le nom Maison Béryl ?
A la base on voulait appeler notre label Emeraude Records (en référence à la cote d’émeraude) mais c’était déjà pris… On a continué de chercher et on est arrivé au béryl qui est en fait le groupe de minéraux auquel appartient les émeraudes. En ce qui concerne la « Maison » c’était à la fois pour rappeler l’esprit familial du label et ce petit coté « a la française ».

Quand et comment ce label est-il né ?
C’était un peu un rêve de créer mon propre label de musique, c’est un projet que j’ai en tête depuis mes 16 ans et peut-être même avant mais je sais que c’est à cet âge la que j’ai dit « c’est ça que je veux faire ». Puis Théo est arrivé à Paris et a rencontré cette formidable équipe de musicien, avec qui il s’est mis à y réfléchir de plus en plus et un jour on s’est dit let’s go ! La première réunion a eu lieu en janvier 2018 et la structure officielle en avril.

Quelles sont les influences qui vous ont poussé à monter ce label ? Et quelles valeurs souhaitez vous transmettre ?
Les premiers labels auxquels je me suis identifié étant plus jeune, c’était Kitsuné et Ed Banger, et avec le temps on suivit des choses plus pointues comme FXHE, Cajual Records, AUS ou nos français comme In Any Case, D.KO ou Plaisir Partagé. Après même si ça c’est ma cam en musique électronique, je reste un enfant du rock, mélangez le tout avec notre pratique du jazz pendant longtemps avec Théo et vous obtenez l’un des éléments clé du label et de notre vision, la rencontre et la fusion d’univers différents au même titre que le béryl, qui naît de la rencontre du magma et de l’eau… Vive le story telling haha.

Je vois qu’il y a quand même pas mal de membres dans la famille Maison Béryl, quel est la connexion entre ces artistes ?
Théo a rencontré les artistes au cours de ses 3 ans au Court Florent Musique, plus certaines rencontres au bon moment mais je dirais que la connexion s’est faite assez naturellement.

Est ce qu’il y a une sortie de prévu pour bientôt, des projets musicaux en route ?
Il y a que ça ! Louis J vient de sortir son nouvel EP « Vision Nocturne », disponible sur toute les plateformes. Dans un autre registre, Darzack vous réserve de très belle surprise, et puis en fait un peu tout le monde va sortir de la tanière, façon famille de Suricate. Travis Kaïzen, Bambino Jumbo, H.D.N., que du beau monde pour vos oreilles cela va sans dire !

Y’a t-il un artiste que vous rêveriez d’inviter ?
Bon allez si on pouvait vraiment avoir carte blanche, je dirais pour le fun un gros Bob Sinclar avec un set frenchtouch bien à l’ancienne ou sinon pour la légende, hhmmmm… Robert Hood, peut-être.

Chacune de vos soirées avait quelque chose de spécial, quelque chose qui sortait des sentiers battus. Par là je pense surtout au B2B2B avec Hemka, Kuss et Darzack au Djembé ou encore Vernacular Orchestra avec son live à 12 mains. Le live a donc pour vous une place très importante ? Est ce que c’est pour vous la meilleure manière pour vous de montrer au public la vision qu’a Maison Béryl de la musique ?
Disons qu’aujourd’hui, on arrive à une période de la musique électronique où la dimension live est une véritable valeur ajoutée, quelle soit rendue plus « technique » par l’utilisation de synthé modulaire ou plus « instrumentale » par l’association d’un instrument ou du moins d’une manière de jouer plus instrumentale. Le public aussi ne recherche plus seulement l’univers sonore mais sans doute aussi quelque chose de plus visuel, où peut-être une manière de se connecter encore plus avec la musique en essayant d’observer le processus de création « live » de l’artiste.

H-D-N est le groupe « phare » de votre label : comment vous vous répartissez le travail entre vous et vous réussissez à avoir cette symbiose en live ? Quelles sont les choses que vous vous apportez les uns aux autres ?
C’est sûr qu’en ce qui concerne notre coté musique électronique, H.D.N. c’est un projet dont on est très fier, les gars se donnent à fond dessus et mettent tout le monde d’accord pendant leurs live car ils se complètent extrêmement bien. Mais de manière plus globale, je suis ravis actuellement de notre roster électronique 0 pression, Darzack, H.D.N., et puis les petits nouveaux Chou et Chen dont vous entendrez parler bientôt ainsi que d’une nouvelle formation mystérieuse… J’en dis pas plus.

Des cinq soirées que vous avez faites, quel est le meilleur souvenir que vous en avez ?
Ah moi j’aime beaucoup les happenings que fait Darzack avec les autres, ça constitue une des singularités de nos soirées. Que ce soit la voix d’Amy, la guitare de Sybille ou les phases de Louis J, à chaque fois ça fait mouche et l’ambiance est juste dingue à ce moment là.

By Louis