Il y a 3 ans, le collectif Doxall se lançait dans le monde parisien de la musique électronique. Aujourd’hui, ils développent leur activité en label de minimale, DXL Records. Pour l’occasion, ils dévoilent une release party qui aura lieu au Nouveau Casino demain (16 novembre) mais aussi un premier vinyle composé de 2 tracks minimales par le russe Denis Kaznacheev et le français Ben Vedren. On vous fait gagner votre vinyle en format press test, à récupérer demain à l’évent !

Hello les gars, comment ça a commencé ?
Alors, ça a commencé fin 2014, par l’organisation d’un nouvel an à Paris dans un genre de loft avec plein de potes puis quelques mois après par le lancement officiel dans différents bars parisiens.

Votre première teuf, c’était comment ? Votre pire galère ?
Notre première teuf c’est également notre pire galère, c’était le 13 novembre 2015 au Panic Room le jour des attentats… pas loin du Bataclan. Ca a été un moment très dur pour l’équipe. On n’a pas vraiment envie d’y repenser.

Votre meilleur souvenir depuis la création de Doxall ?
Le meilleur souvenir, ça doit être le dernier nouvel an. Chaque année on organise une soirée pour le nouvel an dans des lieux atypiques avec la famille, les potes de potes etc. Le dernier était particulièrement cool : d’abord parce que ça a super bien marché et qu’on s’est vraiment éclatés avec tous les gens qu’on kiffe, et ensuite pour l’after qu’on a fait avec les gars du crew. On avait un studio (RIP à cause d’un incendie dans l’immeuble) avec tout le set up nécessaire, on y est tous allés et c’est sûrement l’after où on a le plus rigolé de notre vie, c’était infernal.

Le meilleur lieu que vous avez investi pour une de vos teufs ?
Le Nouveau Casino, parce que c’est un peu la maison. C’est un lieu qui nous a accueilli quand on débutait, qui nous a apporté son soutien, et qui en plus de ça avait embauché certains de nos gars pour travailler avec eux. Bref on s’y sent bien, on a une histoire sympa avec ce lieu et l’équipe et on y a des super souvenirs. Plus le système son est vraiment cool.

Le meilleur DJ set/live qui a eu lieu à une de vos teufs ?
C’était en mai 2017, le live de Vlad Caia. C’est la première teuf minimal qu’on a fait et c’est ce qui nous a lancé vraiment dans ce genre. Vlad est un mec super cool, et son live nous a tous mis d’accord, c’était vraiment une soirée particulière.

Votre rêve le plus fou ?
Notre rêve le plus fou c’est d’organiser un festival. Un truc pas énorme mais bien quali, avec des headliners sympa qu’on ne voit pas forcément partout et des artistes à faire monter et qui ont faim. Dans un lieu qui marque les esprits, avec une aura particulière un peu.. c’est sans doute la partie la plus dure à trouver.

Un artiste que vous aimeriez inviter ?
Il y a bien un truc dont on parle depuis un moment c’est Amorf, regroupement entre SIT (Cristi Cons et Vlad Caia) et Mischa Blanos un pianiste néoclassique aussi roumain. On aime beaucoup la corrélation entre minimal et piano classique. Il y a quelques mois on est allés au salon CCC à Paris. C’était dans l’église Saint Merry et des artistes comme Petre Inspirescu, Akufen et Dewalta ont fait des live et dj sets expérimentaux entre musique classique et électronique. C’était un bel événement, un projet atypique qui nous a beaucoup parlé, et le dj set de Pedro nous a bluffé. 

Un endroit où vous aimeriez faire une teuf ?
C’est une question difficile parce qu’il y a tellement d’endroits cool à exploiter, que ce soit des clubs mythiques ou récents, des warehouses et autres lieux atypiques… Disons qu’on reste ouvert à tout. 

Un son qui représente l’esprit du collectif ?
C’est un son qui nous a tous rendu fous à une époque, quand on s’est posé la question, on a pensé à ça direct. Ce track représente plein de très bons souvenirs qu’on a vécu ensemble!

Un conseil précieux à donner à ceux qui se lancent dans l’événementiel dans la musique électronique ?
Avec notre jeune expérience, la seule chose qu’on pourrait dire c’est d’être prêt à réagir aux galères. Parce que peu importe ce qui se passe, il y a toujours au moins une galère, et c’est bien d’en être conscient. Sinon comme pour toute équipe, il faut rester soudés et savoir se faire confiance, parce qu’on ne rencontre pas que des gens bienveillants.