Venus de Tours, Lille, Brest, Toulouse ou encore de Strasbourg, de nombreux festivaliers se sont réunis dans la ville de Ris Orangis pour assister à la troisième édition du Lamano Festival organisé par l’association Liuban, les 20 et 30 juin derniers. Durant le dernier week-end du mois de juin, la banlieue sud de Paris s’est ainsi transformée en un magnifique lieu de partage et de convivialité placé sous les signes du dub et de la techno.

Le soleil est ardent en ce vendredi mais les festivaliers sont déjà nombreux à avoir investi le camping du festival en attendant le début des hostilités qui doit être lancé sur les coups de 18h. Ce camping, qui a été mis en place dans les dernières semaines de préparation du festival, est une aubaine car bien qu’un peu spartiate, il aura permis d’accueillir des gens venus de toute la France attirés par un line up impeccable. Arrivé sur le site, on est tout de suite attirés par la Dub Corner sonorisé pour l’occasion par Dub Effect Sound System et Snoww Dub System, et animé très tôt (un peu trop pour certains festivaliers) par Alpha Steppa, artiste bien connu pour jouer des sets de dub stepper qui n’ont plus à faire leurs preuves. Tout de suite après cette mise en jambe plus que sportive sous une chaleur intense, on retrouve OnDubGround, les patrons du label ODGprod pour un set de deux heures durant lequel ils enchaîneront, entre autres, des titres d’Atili Bandalero, de Mahom ou encore de Panda Dub sans omettre de passer certaines grosses productions de leur dernier album solo « Advice ». La fin d’un set marquant le début d’un autre, une petite partie du public décide d’enfin rentrer sur la scène située dans la salle du Plan pour voir le duo italien Boston 168. Le concert décevra un petit peu à cause d’une prestation légèrement écourtée et manquant de basses, mais le trio FJAAK vient rapidement enchaîner avec une techno industrielle qui enflamme la salle. Pendant ce temps, c’est le Polonais Radikal Guru qui vient illuminer la dub corner avant de céder la place au dub puissant de Mahom qui va unanimement conquérir le public. Durant nos discussions avec les gens présents pour le festival, on s’étonnera d’ailleurs de la superbe sonorisation de la salle qui ne laisse passer aucune interférence entre les deux scènes, ce qui est vraiment appréciable.

Boston 168 by Roxane Peyronnenc

Les dernières pépites musicales du festival raisonneront jusqu’à 6h du matin alors qu’un soleil radieux se profile déjà à l’horizon et que les nombreux danseurs encore debout affichent un large sourire, prêt à remettre le couvert très bientôt.

Le réveil sera rapide car la chaleur est vite insupportable dans les tentes, mais cela nous permet de faire la fête plus longtemps, il faut voir le côté positif ! Le site nous ouvre ainsi ses portes peu après 14h pour profiter des différents stands, chill-out et animations pendant que le crew Anemophonics s’occupe de nos oreilles. Le point d’orgue de cette nouvelle journée arrive rapidement car le groupe Higt Tone se retrouve sur la scène du Plan dès 22h et remplira intégralement la salle. Il s’agissait là d’un grand rendez-vous du dub français parce que le groupe passait dans le cadre de son unique date à Paris. S’ensuivra ensuite dans cette même salle le groupe français Breche, véritable coup de cœur pour la plupart de ceux qui auront décidé d’assister à leur prestation et qui nous permet de bien nous mettre en jambe avant le passage de Minimum Syndicat avec un set acid techno dont ils ont le secret. Il faut d’ailleurs préciser que les performances live des artistes ont été vraiment soignées grâce aux différents VJs qui se sont démenés pour accompagner la partie musicale de visuels absolument somptueux. La fin du festival sera marquée par un closing de Tetra Hydro K qui fera danser les derniers guerriers de la Dub Corner jusqu’au matin pendant qu’Eshka distillera sa techno dans la salle intérieure.

J. Persoft by Roxane Peyronnenc

Le Lamano Festival est alors devenu, pour cette troisième édition, un véritable lieu de regroupement qui a produit une énergie formidable avec beaucoup de sourires, de belles rencontres et sans prises de tête. On a vu là l’aboutissement d’un projet pour l’association Liuban qui, malheureusement, se solde tout de même sur un léger déficit du festival. En espérant que l’association rebondira car une chose est sûre, nous serons présents à la prochaine !!

By Dorian