Le 21 juin dernier, lors de la finale du tremplin PWFM au Garage à Paris, l’ambiance battait son plein avec les différents finalistes : Deborah Aime La Bagarre, Nofraje, Kian Gast… Mais l’heureux gagnant de cette première édition, c’est Matso. Il nous parle de cette finale, de son dernier EP et de ses nouveaux projets.

 

Hello Matso ! Peux-tu te présenter pour ceux qui ne te connaitraient pas encore ?
Je m’appelle Jeoffrey, j’ai 22 ans, je vis à Nantes et je suis originaire de Vendée. J’ai commencé à mixer il y a un peu plus de 2 ans. Je me suis également lancé dans la production il y a quelques mois. Je mixe principalement de la micro avec des influences deep et dub techno. Je mixe essentiellement sur vinyle car c’est sur ce format que je ressens les meilleures sensations et de cette manière que j’exprime le mieux ma vision de la musique. J’ai été charmé par cette reproduction physique de la musique qu’apporte le vinyle de manière précise et intemporelle.

Le 21 juin dernier tu gagnais la finale du tremplin PWFM au Garage. Raconte-nous ton expérience !
Comment exprimer ça… C’était la deuxième fois que je mixais au Garage et pour être franc, c’était le plus gros kiff de ma jeune vie d’artiste. Ce lieu a vraiment une atmosphère qui me plait, orchestré par des équipes formidables (Garage, PWFM). Ce soir-là, nous étions 11 artistes, des mecs humbles et très ouverts d’esprit. Ça m’a directement mis dans de bonnes conditions pour attaquer mon set. Personnellement, je l’avais déjà gagné mon concours ! Avoir été sélectionné une première fois, puis une seconde pour la finale. Que demander de plus ? J’étais aux anges et je comptais franchement le faire ressentir lors de mon set. J’ai pris un réel plaisir ! Merci aux équipes de Garage, PWFM, aux artistes, au public qui s’est chauffé vraiment tôt pour cette fête de la musique et sans qui nous serions inutiles.

Qu’est-ce que tu en retiens ?
De l’expérience, de très bons souvenirs, de bonnes rencontres. Et évidemment, des opportunités pour la suite de l’aventure ! Ce n’est que le début je l’espère.

Qu’as-tu gagné ?
Un abonnement au magazine Tsugi.
Un live tv et facebook sur la chaîne Clubbing TV (75k followers sur Facebook).
De la crédibilité ? (rires)

As-tu des projets futurs ?
J’aimerais intégrer des percussions lors de certains de mes sets. Congas, bongos en live pour basculer sur de l’hybride.
Je me lance également dans la production de nouveaux tracks micro, deep et peut être même jungle.

Il y a trois mois tu sortais ton EP Pantone. Quel matériel as-tu utilisé pour le produire et quelles en ont été les influences ?
J’ai utilisé une boîte à rythme TR 8, un synthé Minilogue de chez Korg, des VST importés sur Ableton et du temps. J’ai toujours été un grand fan des labels français house. On peut dire que pour cet EP, je me suis inspiré des labels détenus par Yoyaku Records. En toute modestie bien-sûr, ces mecs là sont des génies ! On y retrouve des artistes comme Cabanne, Lowris, Janeret, Telluric, Molly, SAM ou encore Andrey Pushkarev qui reste l’un de mes artistes favoris. Les mecs comme FASME, Sweely et Mezigue me font vraiment vibrer aussi. Vive la France !

Ton meilleur souvenir en teuf ?
Sans hésitation le closing de The Driver (pseudo techno de Manu Le Malin). C’était lors du festival Paco Tyson en avril 2017 à Nantes. Il clôturait ce magnifique évènement avec des jeux d’infrabasses, de scratch sous reverb, de cue. J’étais fou, la chair de poule !

Ton univers musical en deux tracks ?


Le son qui chauffe la salle à coup sûr ?