Le ténor de la techno industrielle, Jamie Roberts – alias Blawan – revient avec un album rempli des sonorités destructurées et des kicks ravageurs propres à son style. Le DJ et producteur britannique, également connu pour avoir collaboré avec son camarade de R&S Records Pariah sous le pseudo de Karenn, nous livre donc un album physiquement et mentalement éprouvant : Wet Will Always Dry, sorti le 12 juin 2018 sur le label Ternesc.

Tout commence avec Klade, aux sons destructurés et menaçants, avec une certaine forme de retenue, comme si une masse d’énergie restait en attente d’être libéré.

Avec Careless, l’intensité augmente et est accompagnée de sons crépitants et des voix ténébreuses, le tout conservant encore la retenue de son prédécesseur. Le tempo augmente ensuite avec Tasser, les sonorités industrielles s’installent mais la bête est vraiment lancée avec Vented.

Ici le kick est ravageur, enrichi de nappes menaçantes et toujours de ces crépitements qui nous donnent l’impression d’avoir perdu le contrôle. Ce sentiment est d’ailleurs total à l’écoute de North, qui sonne comme l’alarme d’un vaisseau venu d’ailleurs, dont le cap est seulement maintenu par un kick qui nous martèle encore et encore. Stell se pose comme la track la plus calme de l’album (tout est relatif).

Elle nous lance pour un voyage rempli d’entités menaçantes, avec toujours cette atmosphère lourde qui domine. Mais le repos est de courte durée et l’intensité repart de plus belle avec Kalosi, qui part cet aspect rappelle Tasser et North. Les mélodies de sythé de Nims viennent clôturer cet album, avec lequel Blawan nous montre sa totale maîtrise du genre.

By Emile