Mercredi 20 mars, le producteur français La Bile dévoilera son premier EP « La Sublimation du Poulpe » sur le label Tripalium Records et plus particulièrement pour la série Digital Mutant Series. Un 7-titres de braincore industriel (un peu) groovy, influencé par la bass music, l’IDM et l’hardcore. Ecoutez en avant-première Le Pied, tiré de cet EP.

Hello La Bile, tu produis aussi un autre genre de musique sous ton alias Clotaire 1er, quel est-il ? Et pourquoi utiliser un autre pseudo pour produire ce style ?

J’ai commencé par faire du Drunkcore 64 bits dans les années 2005 / 2006. Il s’agit d’un croisement entre la musique de Ray Ventura et de Toecutter. Le tout cuit au four avec un peu de synthés UFO… Pour le pseudo, j’avais envie de faire une pause avec Clotaire 1er et de différencier les deux projets. Par contre j’espère bien ressortir mon masque de Clotaire prochainement.

D’où viens-tu ? Et où as-tu eu l’occasion de te produire en live ?

Je suis caché sur le Plateau de Millevaches en Creuse, il était temps de prendre le maquis. J’ai joué dans pas mal de lieux entre la Bretagne (1929 à Rennes, il y a très longtemps, Astropolis récemment), Paris (les soirées Casse ton Singe du collectif La Mangouste à Glazart / la Java ou des squats entre Montreuil et Vitry…), la Belgique (Festival Tribes Gathering, des squats sur Bruxelles…) et la Croule de Peyrelevade (le meilleur spot du moment).

Quand t’es-tu lancé dans la musique électronique ?

J’ai commencé il y a environ 15 ans.

Quel est le son qui te réveille le matin ?

« C’est l’HEURE!!!! »

Et le son qui résume le mieux ton univers musical ?

« ZZZZzzzzzzziiiiiiii!!!! »

Le 20 mars prochain va sortir ton nouvel EP appelé « La Sublimation du Poulpe » sur le label Tripalium Corp. Depuis quand travailles-tu avec eux ? Quel est le sens de cet incroyable titre ?

Ca fait vraiment plaisir de sortir chez les copains de Tripalium, on se connait depuis très longtemps. Notamment dans une vie antérieure, où nous aimions beaucoup Toecutter et tous les sons breakés à 300bpm.

Qu’est ce qui a influencé les sonorités de tes morceaux ? Peux-tu nous en dire un peu plus sur le choix de ce style ?

Pour La Bile, je compose essentiellement à partir de synthés et boîtes à rythmes que je repasse dans des enregistreurs à bande. C’est comme ça que j’obtiens ce son de distorsion que l’on peut identifier sur les tracks de cet EP. J’aime également enregistrer des sons de perceuses, scies, tronçonneuses et machines en tous genres dans les industries du coin.

Quel est ton morceau ou album préféré ? Et pourquoi ?

Question difficile mais l’album « Civil War » de Matmos sort vraiment du lot.

Quelle est ta dernière trouvaille auditive ?

J’aime beaucoup les tracks de Yung Acid. Un mélange d’indus / grime… je trouve ça vraiment intéressant. Il y a un côté très punk dans leurs productions.

Quels sont tes projets à long terme en tant qu’artiste ?

J’aimerais bien jouer en Islande. Y-a-t’il un programmateur dans la salle ?

Es-tu déjà en train de travailler sur de nouveaux sons ? Souhaites-tu développer ton champs d’activité ?

Je travaille actuellement sur d’autres tracks de La Bile et de Hibù, un autre projet musical en groupe.

By Quentin