Playlisté en janvier dernier, DJ Stingray est de nouveau à l’honneur dans nos colonnes. Cette fois-ci, il s’agit de présenter le natif de Detroit à travers ses alias.


Sherard Ingram à l’état civil, DJ Stingray derrière les machines, ce n’est pas moins d’une vingtaine de sorties. Capable de se la jouer solo, en atteste sa carrière actuelle, et collectif, il fut un temps le Dj attitré de Drexciya (Gerald Donald et feu James Stinson), Stingray est un artiste polymorphe élevé par Kraftwerk, The Electrifying Mojo, Parliament et consorts. Pilier de l’electro d’aujourd’hui comme d’hier aux côtés d’artistes à l’instar de DMX Krew ou Helena Hauff, l’homme est aussi bon à la production qu’au mix. Dernière sortie en date : le mix CD Kern. Vol. 4  salué tant par la critique que par ses pairs. Présent sur des labels de sa ville d’origine comme Planet E ou KDJ, il s’est également pris d’amitié avec Aphex Twin. Suite à cela, il publiera un temps sur Rephlex Records. Côté productions, celles-ci nous font découvrir un univers futuriste où le rapport entre l’homme et la machine est perpétuel, parfois flou, parfois limpide sans pour autant perdre de vue l’essentiel : le caractère profondément entraînant que procure la musique.

En ce sens, il déclara, dans un article de Beyeah qui lui est consacré et que l’on vous recommande chaudement : « Il faut concevoir sa musique de façon à ce que cela fasse sens. En tant qu’êtres humains, on analyse, on essaye continuellement de donner du sens. Il faut parvenir à projeter de façon abstraite des mécanismes neuronaux et des expériences sensorielles dans de la musique, la matérialiser. Les limites techniques doivent êtres repoussées dans la bonne direction ».

Tiens, cette déclaration ne ferait-elle pas écho à l’une de ses productions, on vous laisse-en juger.

La présentation effectuée, venons-en au fond de l’article à savoir les alias. DJ Stingray a longtemps joué avec ces derniers. Aujourd’hui on sait pourtant qu’il a produit sous un autre nom et fait partie de deux groupes.

Outre son alias DJ Stingray 313, qui, soyons franc n’en est pas un, existe le suivant : Mystic Tribe A.I. Cet alias est apparaît sur la sortie Sunday Live At The Laptop Cafe en collaboration avec The Other People Place qui n’est autre que l’alias de… James Stinson décédé en 2003. Avec Telepathic Seduction, Stingray nous offre un voyage electro des plus planants.

Passons désormais aux groupes auxquels il appartient. Comme précité, ils sont deux. D’abord vient le duo au nom significatif : NASA. C’est avec Lou Robinson que Stingray forme ce dernier. Robinson appartient au collectif Scan 7 lié au collectif et label Underground Resistance. C’est donc sous le nom de NASA que Stingray a produit son premier single « Time to party » co-produit par Robinson. Le titre est malheureusement introuvable sur Youtube.

Ensuite vient Urban Tribe composé d’Anthony Shakir, Carl Craig et Kenny Dixon Jr plus connu sous le nom de Moodyman. Ensemble ils sortiront quatre albums et 11 singles et EP’s. Urban Tribe avec ses nombreuses productions défriche l’électro de la motor city. Tantôt planant, tantôt lancinant, le voyage est spatial si bien que l’on signerait volontiers pour que ces quatre-là produisent la B.O d’un film S.F.

En définitive, l’univers de Stingray est vaste et vous avez de quoi vous en mettre plein les oreilles pour un bon moment. À l’attention des personnes ayant apprécié cet article, sachez qu’un second épisode titré « La galaxie … » est en préparation. Sur ce, portez-vous bien et à bientôt pour un nouveau défrichage électronique!


Lien article BEYEAH :
https://www.beyeah.net/musique/interview-dj-stingray/

Article by Simon