Après une école de DJ est un passage par la dubstep, Martin aka Trym découvre la techno industrielle lors d’une soirée. Le coup de foudre pour cette musique le fait abandonner ses premiers amours : depuis un an, Trym produit de la techno sous toutes ses formes.

On entend parler de Trym depuis peu de temps, tu t’es fait connaitre assez rapidement. Tu penses que c’est dû à quoi ?

A vrai dire je n’en sais strictement rien, il n’y a pas de secret ou de méthode miracle. J’ai débuté en faisant pas mal de soirées sur les scènes secondaires d’importants évènements sur Paris. J’ai essayé d’innover en alliant Indus et Mélodie, je pense que le public a accroché à ça et tout s’est mis en route tout seul. J’ai moi-même été un peu pris de cours par tous les événements.

Comment vois-tu le milieu dans lequel tu évolues ?

C’est un milieu comme un autre avec ses bons et ses mauvais côtés. Mais un milieu qui, je pense, a beaucoup d’avenir : de plus en plus de jeunes se lancent en tant qu’organisateurs, producteurs, DJs, bookers, ce qui permet de développer notre musique, de toucher de plus en plus de monde et d’agrandir le cercle.

Comment décrirais-tu ta musique ?

Ma musique ? Raconter une histoire pendant 6-7mn. Chaque musique a ses émotions, son histoire, son âme. Le but étant de se laisser porter par le son, de fermer les yeux et de voyager. J’ai toujours cette envie de donner une dimension « spatiale », hors des limites du temps, sur chacune de mes productions.
Après bien évidemment, quand je ré-écoute mes premières productions j’y vois pas mal de défauts. Mais je pense qu’aujourd’hui ma musique a gagné en maturité.

« Trip In A Black Hole » sortie il y a moins d’une semaine, a pris plusieurs mois pour être conçue. J’en suis très fier, et j’espère que le public saura faire la différence entre mes débuts et ce que je peux faire à ce jour.

As-tu quelques projets pour cette année ?

Oui bien sûr ! Je bosse sur un gros projet qui me tient à cœur depuis 6-7 mois, on y retrouvera du Trym, l’essence même de ce que je suis.

Quel est ton set up pour produire tes sons ?

Il est très simple : écouteurs basiques de chez Apple et un MacBook Pro avec Ableton. Ça va évoluer avec le temps, mais pour l’instant ça me suffit.

As-tu un artiste avec lequel tu aimerais collaborer ?

Remco Beekwilder : son EP sorti sur Monnom Black est juste monstrueux, je me retrouve vraiment dans les sons qu’il fait.

Quels sont tes inspirations, qui t’ont emmenées là où tu es aujourd’hui ?

Mes parents ont participé à mon éveil à travers des artistes comme St Germain ou Café del Mar, mais aussi Laurent Voulzy et Alain Souchon que j’entendais beaucoup petit. Aujourd’hui je produis de la Techno, mais dans la vie de tous les jours j’écoute pas mal de Rap FR et US.

Quel est ton meilleur souvenir de soirée en tant que spectateur et en tant que DJ ?

En tant que spectateur, Rave Line 3 de Contrast était une des meilleures soirées pour moi. Le B2B Sterling Moss et Chris Liberator, incroyable !

En tant que DJ, je dirais juin dernier lors de la BNK sur la deuxième scène en extérieur. Je jouais en B2B avec Kryst, et en closing on a fait les fous en poussant le BPM à ses limites (220 BPM) avec la track Les Cassos de Dartek. C’était un bon moment, le public est devenu fou.

Quels sont les 2 pépites qui te font vibrer ces temps-ci ?

Pas de deuxième, elle suffit à elle-même !