À l’occasion de la venue de l’artiste légendaire de soul « Lee Fields » accompagné du groupe « The Expressions » à Brest, à la Carène. Nous sommes allés à la rencontre de Frédéric et Benjamin, membres d’Undercover Production, association à l’initiative du projet en collaboration avec La Carène et l’association Pen Ar Jazz. 


Salut les gars ! Présentez-nous l’association Undercover Production : que ce soit l’origine du nom, la formation, le type de musique jouée et les endroits où vous vous produisez.

Frédéric : À nos débuts, en 2006, on avait ouvert un magasin de disques à Brest qui s’appelait « Undercover Vinyles ». Celui-ci était orienté hip-hop. Il a fermé en 2011. Entre-temps on a décidé de créer une association « Undercover Production » afin d’organiser des soirées hip-hop, funk voire house et disco.  On était quatre au départ et aujourd’hui nous ne sommes plus que deux, frères qui plus est. Je suis DJ et Benjamin s’occupe du visuel et de la logistique.

Benjamin : On a conservé le terme « Undercover » en référence à notre ancien magasin. Et puis le mot représente notre démarche à savoir que l’on fait ce que l’on a à faire, sans se mettre en avant, rester sous couverture en définitive.

D’où vous vient cet amour du funk, du disco et de la house ?

Benjamin : On est tombé dedans par le biais du rap des années 1990 qui étaient majoritairement composés de samples de funk. Donc quand l’instrumentale nous plaisait on cherchait à connaître le titre samplé. De fil en aiguille, le développement de notre culture rap a forgé notre culture funk.

Frédéric : A côté de ça, le fait de traîner dans les magasins de disques a également permis de nous ouvrir à d’autres styles tout en restant autour de cet esprit rap et funk. Sans oublier évidemment l’arrivée d’Internet qui permet de découvrir des tas de choses tous les jours.

À l’année vous avez votre concept de soirées intitulé « Funky Touch » qui a lieu généralement le vendredi au Vauban. Dites-nous en plus sur celles-ci?

Frédéric : La première « Funky Touch » que l’on a organisé avait eu lieu en mars 2009. Le concept comme son nom l’indique est de passer des sons funk, principalement de la période allant de la fin des années 1970 jusqu’aux débuts des années 1980. Cela dit, on se cantonne pas qu’au funk, on passe des disques de rap, de soul voire disco ou house.

Benjamin : Au-delà de la musique, le lieu joue un rôle important, c’est un cabaret, les gens s’y sentent à l’aise. Par ailleurs, le message que l’on souhaite passer à travers ces soirées se résume en un mot : amour. D’où le fait que Frédéric passe toujours en clôture de set un son calibré slow. Exemple probant, un son de Marvin Gaye.

Samedi 17 Février, vous invitez « Lee Field and The Expressions ». Dites-nous en plus sur cette soirée.

Benjamin : Organiser une soirée à La Carène c’était quelque chose que l’on avait en tête depuis un certain temps. Là les conditions sont favorables puisque l’on s’associe avec la salle de spectacle en question et la structure Pen Ar Jazz. Et puis on souhaitait faire venir l’artiste qui nous correspond et clairement avec « Lee Fields » on est ravi.

Frédéric : Certes le Vauban c’est notre base mais comme l’a dit Benjamin on voulait réaliser une soirée à La Carène en invitant de surcroît un artiste international que l’on apprécie. En effet, niveau logistique, il est difficile d’inviter un tel artiste au Vauban donc que ça se fasse à La Carène c’est parfait et c’est une sorte de consécration pour nous. Car au-delà d’avoir écumé les bars et organiser nombre de soirées au Vauban, aller jouer dans une grande salle, ça change d’une part et d’une autre c’est un plaisir. Donc cette soirée est également une « Funky Touch ». Je mixe en ouverture et en clôture. Entre les deux, le concert aura lieu.

Vendredi 9 Mars, vous invitez la « Malka Family » pour une soirée au Vauban. Pareillement, dites-nous-en plus.

Frédéric : Là encore pour nous c’est une consécration car il s’agit d’un groupe français des années 1990 basé à Paris qui a pas mal tourné. Ils seront douze musiciens sur scène à jouer du p-funk avec notamment des textes en français. De mon côté, je vais passer des disques en début de soirée, ça s’annonce très festif.

Pour le reste de l’année vous avez des projets de prévues ?

Frédéric : On a prévu d’organiser d’autres « Funky Touch »et des soirées rap comme on a pu le faire récemment avec Caballero et JeanJass ou anciennement Ärsenik pour ne citer qu’eux.

Benjamin : Il y également les « Rencards Hip-Hop » en collaboration avec la maison pour tous de Pen Ar Créac’h à Brest. On y participe bénévolement en passant des sons funk, rap que pour les jeunes et que la scène Hip-Hop brestoise s’exprime au travers des rappeurs et des breakeurs.

Si la scène de musique électronique de Brest est majoritairement axée techno, du moins pour le gros des soirées, envisagez-vous de collaborer avec certains des collectifs brestois 

Frédéric : Pour ce qui est de collaborer, on s’est rapproché du collectif TBD par le biais d’un de leur DJ qui se nomme « Ruzart » ainsi que de WestSound. WestSound m’avait convié à venir mixer à une des soirées « Junction – Disco to Techno ». C’était sympa. Autrement, il y a Go Deep qui fait dans la house donc ce pourrait être intéressant de faire quelque chose avec eux. En tout cas, j’apprécie beaucoup le dynamisme de la scène électronique brestoise.

Le mot de la fin ?

Frédéric : Merci Sakatrak pour l’interview. Message à tous les passionnés de musique s’ils désirent faire quelque chose dans le milieu qu’ils se lancent ou s’ils sont déjà établis qu’ils poursuivent ce qu’ils font déjà.

 

                                                                                                                                                                            By Simon