Pour cette cinquième édition française de Detroit Love, La Rafinerie s’est associée à Alternative Projects et Butchers Paris pour rendre cette soirée mémorable. Ils ont vu les choses en grand puisque le rendez-vous était donné le 9 février aux Docks Eiffel pour nous faire danser devant DJ Steaw et deux piliers de la techno de Detroit : Derrick May et Carl Craig.

Il est minuit lorsque l’on entend les basses raisonner en s’approchant du Dock Eiffel. La fête a commencé depuis une heure avec DJ Steaw aux platines pour échauffer les fêtards les plus ponctuels.  Avant de rentrer danser, nous découvrons l’espace chill-out à base de palettes en bois, espace fabriqué par Triple-D, collectif que l’on retrouve dans un grand nombre de soirées et festivals (We Love Green et Dour entre autres). Il y avait même des prises pour recharger les téléphones ce qui a dû en sauver plus d’un d’une errance désespérée pour retrouver ses amis.

Après ça, nous rentrons enfin profiter de la fin du set de DJ Steaw. C’est ensuite Derrick May qui prend le relai. Il nous livre un set dansant et entraînant qui ravi les oreilles de tous. Côté scénographie, les choses s’intensifient tout au long de la soirée pour nous en mettre plein les yeux. Le plafond illuminé du Dock Eiffel fait toujours son petit effet. Cependant, même si la scénographie était réussie, nous nous attendions peut-être à quelque chose de plus original. Nous avons également été frappé par le public. La chaleur humaine régnant en cette froide soirée hivernale a su réchauffer nos cœurs. Cette bonne humeur et cet enthousiasme nous ont permis de faire tout un tas de belles rencontres.

Après une courte pause, nous retournons danser avec certaines de ces rencontres et en retrouvons d’autres sur le dancefloor, un moment de partage qui ne fait qu’augmenter notre bonne humeur. Après un set de 3h qui a séduit le public, Derrick May cède la place à Carl Craig (à qui on doit le concept de Detroit Love) qui mixera pendant 3h, lui aussi, pour le plus grand plaisir du public. Les fêtards montrent beaucoup d’enthousiasme face à la musique énergique que nous offre Carl Craig. Durant son set nous nous accordons une petite pause et faisons un arrêt au foodtruck présent (car oui, s’agiter sur le dancefloor toute la nuit ça creuse). Il y avait aussi un stand de hot dogs, de quoi ravir l’estomac des fêtards donc.

Nous retournons ensuite à l’intérieur profiter de la musique. Carl Craig a su nous faire rester jusqu’à la fin. C’est avec une pointe de tristesse que nous prenons le chemin du retour à 7h, heure à laquelle la soirée prend fin. La présence des deux vestiaires a été appréciée : nous n’avons pas eu à faire la queue une demie-heure dans le froid pour récupérer un sac ou une veste. Nous repartons donc fatigués mais heureux après la soirée que nous venons de passer.

Le seul bémol était peut-être les prix. En effet, il fallait compter entre 20 et 30€ pour accéder à la soirée, ce qui en a sûrement rebuté plus d’un. Les gens n’ont également pas manqué de remarquer que le vestiaire pour les sacs (dont le dépôt était obligatoire) était payant contrairement à la gratuité annoncée quelques jours auparavant. Mais nous avons bien vite oublié nos petits tracas économiques grâce DJ Steaw, Derrick May et Carl Craig qui nous ont emmené à Detroit le temps d’une soirée (tout en restant à Paris!  Ce qui est beaucoup plus économique que le vol aller/retour pour Detroit…). Ils nous ont donné beaucoup de love et le public leur a bien rendu.

By Iona 
Crédit photo : Yann K