On a posé quelques questions au producteur parisien techno ADC-303. Bonne lecture !

Tout d’abord peux-tu te présenter ?
Je suis originaire de Sicile, je suis né et j’ai grandi à Paris depuis mon plus jeune âge.

Pourquoi tu as choisi comme nom ADC-303 ?
C’est très simple : ADC comme addict, et aussi « Attack Dommage Carry » pour les geeks de League of Legend et 303 en référence à la TB-303.

Quelles ont été tes inspirations aux niveaux des genres, des artistes qui t’ont amenés là où tu es aujourd’hui ?
Je suis énormément inspiré au niveau de la musique électronique par le style electro des années 80 et 90, avec des artistes comme The Hacker, Scare Raw, Rebel Astronomer, Model 500…
Puis j’ai vrillé dans des trucs plus bruts avec des labels comme Bonzai Records, Le petit Prince, R&S Records, 3am Recording mais toujours Old-School. J’ai toujours été bercé par les mixes de ces époques beaucoup plus aigus, plus dynamiques, plus percutants. Actuellement, je trouve que les productions sont plus rondes, précises et généralement moins directes (ce n’est que mon avis).
Et bien sûr tout cela mélangé avec une tonne de musique en tout genre. J’invite tout le monde à aller regarder mes favoris sur ma page Youtube ADC-303, vous y retrouverez une bonne partie de ce que j’écoute.

Comment décrirais-tu ton univers musical ?
Je ne le décrirai pas. Haha non je le décrirais en chantier ou en perpétuelle évolution ! J’essaye la plupart du temps de ne me fixer aucune limite pour faire fonctionner un projet, mais ce qui me définirait le mieux c’est quand même un univers froid et brut. J’aime beaucoup les gros arpégiateurs bien gras avec un tempo assez lent et les sonorités cheap 8 beat modulaire.

As-tu un artiste avec lequel tu aimerais collaborer ?
J’aurais bien collaborer avec le compositeur Pierre Henry …

Ça fait longtemps que tu fais de la musique ?
J’ai fais un peu de piano petit mais ça m’a vite lassé. Je pense que la musique m’est plus venue des jeux vidéo et des machines. J’ai toujours kiffé l’électronique et mon passe-temps était de détruire méticuleusement chaque objet pour voir ce qu’il y avait à l’intérieur.

As-tu des projets en cours ?
J’ai des tonnes de projets en cours oui ! Je joue et tourne pas mal en ce moment, on a un studio à faire tourner avec les gars de la Brique. Aussi le crew dans lequel je suis ingénieur du son avec le collectif PAS SAGE. J’ai aussi mes projets perso et une rencontre inattendue avec mon fidèle acolyte Printemps Von Wilz (PRIMPTEMPS 303).
Mais sinon j’espère que 2018 sera une année de production pour ADC 303.

Quel est ton meilleur souvenir de soirée ?
C’est dur ! Sûrement une de nos soirées avec Le Pas Sage, une free party au Fort de Buc où on avait coupé le son parce que c’était la fin de soirée et les gens se sont mis à faire de la musique eux mêmes (coup de bâton sur le sol, clappement de mains), accompagnés par un pote au djembé (Virgile), c’était un très beau moment.

Comment te vois-tu dans 10 ans ?
Ca, ce sera au temps d’y répondre.

Si tu avais fait autre chose que de la musique, qu’aurais-tu fais ?
J’aurais sûrement ouvert un petit restaurant Sicilien pour me mettre un peu aux fourneaux ou alors du dessin, je fais quelques planches de BD de temps en temps.

Peux-tu me donner 2 pépites qui te font vibrer ces temps-ci ?
FACILE !!