Brest est définitivement une ville placée sous le signe de la Techno, et depuis quelques années on peut y constater l’émergence d’une multitude de collectifs de DJ. De nombreux bars et autres lieux de rencontre font appel à eux afin d’animer leurs soirées et appâter les adeptes du mouvement.
Mon colocataire, Lund, fait partie de l’un de ces collectifs. Lui et Barney ont accepté de répondre à quelques questions.

Tout d’abord, comment s’est créé le collectif du Nom de la Rose ?
Barney : On était une bande de potes qui partageait la même passion. Ça nous arrivait de mixer aux anniversaires ou à d’autres soirées et s’est dit qu’à nous tous on aurait pu mettre l’ambiance dans certains bars, entre potes, mais de façon plus officielle.
On est 4 membres, à savoir Lund, Ourka, Spore et moi.

En quoi consiste t’il ?
Barney : Le but est de faire découvrir, partager un style electronica peu present dans le paysage brestois et animer les soirées de nos bars favoris. On fait aussi un peu de création musicale.
Lund : Le style varie selon celui qui joue : ça va de l’industriel au tribal, en passant par l’acid et par des choses plus psychées.

Est-ce compliqué d’allier études et collectif ?
Barney : Non, La Fac nous laisse assez de temps libre, mais il faut savoir le gérer. Le plus compliqué est la distance spatiale entre les membres du groupe, l’un est à Strasbourg, l’autre à Rennes, et nous deux sommes à Brest.
Lund : Mais avec les examens qui approchent, nous sommes au point mort, priorités aux révisions. On observe une hausse de notre activité pendant les vacances.

Que recherchez-vous lors de vos soirées ?
Lund : Avant tout se faire plaisir, et faire danser la foule. Le but est de partager et faire découvrir des musiques et des styles aux gens présents.

Quels sont les critères d’une soirée réussie ?
Lund : Les gens dansent, font n’importe quoi. On se fixe beaucoup sur le retour des gens et de nos connaissances qui y ont assisté.
Barney : Et celui du patron ! L’organisateur sait plus que nous comment sa clientèle a réagi. Soit il reprend contact soit il tire la gueule.

Qu’attendez vous des perspectives futures ?
Barney : Faire plus de soirées, s ‘étendre aux boîtes et à d’autres régions puis se développer sur le net.
Lund : Être plus connus dans Brest et être plus pris aux sérieux, étendre notre univers musical et nos moyens techniques. Développer une communication.

Est ce que le statut d’amateur vous a déjà fermé des portes ?
Barney : Pour l’instant entre connaissances, non pas vraiment. Les refus proviennent d’autres artistes avec qui on pourrait coopérer, lors de sets par exemple.
Lund : Ou des bars qui ne nous connaissent pas encore, ou qui ne connaissent pas encore le concept. C’est dommage d’empêcher les débutants de se faire connaître.

Est ce que vous pensez que les différentes plateformes de partage Internet (Youtube, Soundcloud, …) facilitent l’arrivée d’artistes sur le marché de la musique ?
Lund : Oui, c’est clair, maintenant tout se fait par le net.
Barney : Facebook nous aide à promouvoir les événements, à organiser, et à partager l’information au plus ou moins curieux. Mais à notre échelle ce qui marche le mieux c’est le bouche-à-oreille, via les potes et les autres collectifs.

Seriez-vous prêts à faire un set au-delà des frontières bretonnes, ou françaises ?
Lund : Oui selon les moyens, nous ne sommes pas assez connus pour prétendre à ce genre d’opportunités mais on serait chaud. On manque aussi de temps.
Barney : Mais ce serait génial de découvrir de nouveaux publics, et de nouveaux paysages festifs.

By Quentin