Après avoir passé un an à tâtonner et expérimenter autour de leur projet, les oiseaux de La Nuit semblent bel et bien partis pour prendre leur envol. Tant mieux, ça compte être très chouette ! Rencontre avec deux membres du collectif  : Maxence et Nicolas.


Salut les gars! Présentez-nous le collectif que ce soit au niveau de la formation, de l’origine du nom et de l’emblème, du type de musique jouée et des endroits où vous vous produisez. 

Nicolas : On s’est formé il y a un peu plus d’un an. Maxence et moi on se connaissait de vue, sur quelques soirées. Après avoir kiffé le set techno qu’il avait passé à mon anniversaire ça m’a botté de faire quelque chose dans le milieu. Un beau jour Maxence m’a téléphoné pour me soumettre l’idée et j’ai tout de suite accepté. Désormais je suis secrétaire, Baptiste qui est absent s’occupe de la trésorerie et Maxence est président.

Maxence : Au départ on a lancé une web-radio et on s’est rapidement rendu compte que ça fonctionnait pas beaucoup. Après quoi on a revu la chose et bâtit La Nuit (anciennement Gold Organisation) afin d’avoir quelque chose de concret à proposer en matière de productions et de soirées.

On a choisi le nom La Nuit car c’est une appellation qui parle à tout le monde et parce que la majorité des événements de musique électronique se passent durant cette période de la journée. Pour ce qui est du logo, là encore c’est plutôt simple, une chouette, animal nocturne par excellence, rien à dire de plus. Côté formation lors des soirées, il faut savoir qu’on mixe tous les trois sous le nom « Très Chouettes ». C’est un jeu de mots entre le superlatif en français et l’écriture du chiffre trois en espagnol car on est trois à jouer. Idem pour Chouettes, alliance de l’animal donc du logo et de l’adjectif.

On joue autant de la techno que de la house voire de la disco, tout dépend de la soirée à laquelle on est convié et du public présent. A noter qu’on se produit essentiellement sur Brest et Landerneau. On a fait une date à Morlaix, au Club Coatelan pour une soirée en lien avec la Submarine qui est un collectif techno et house basé à Lorient. Et une autre à Rennes, à l’Ubu, pour la soirée « Enensys : Je suis vert #4 ». Miossec, Empereur Renard et We Are Crook y avaient également participé. C’était cool.

Des sorties ou des événements de prévu?

Maxence : On a sorti trois morceaux au cours de l’année. Un premier intitulé « Arianne » qui se veut planant et spatial. Un second nommé « La Messe » qui développe un côté à la fois minimaliste et imposant. Un troisième appelé « Pulsions », très dansant et progressivement techno-house.

Nicolas : En termes d’événement on sera présent aux « Rives De Nuit », festival basé à Landerneau à la programmation éclectique se déroulant au sein des bars de la ville. L’édition 2018 aura lieu les 19 et 20 janvier.

L’an dernier on y avait participé et cette année on s’est dit que c’était l’occasion d’implanter par notre biais la musique électronique qui était jusque là sous-représentée. De fait on organise deux soirées au bar « Le Demi-Lune » : une première orientée House le vendredi avec Bølivar (La Nuit), GVL (La Nuit), Jaguariz (La Singerie), Melenn, Thon Jravolta (Spécial Source Opération) et Très Chouettes (La Nuit) ; une seconde calibrée techno avec Ekløse (Nuisance Sonore), Ilyss (WestSound), GVL b2b Bølivar, Silver Owl (La Nuit), The Rover et Très Chouettes (La Nuit).  .

Suite à cet événement on souhaite développer la scène électronique de Landerneau car c’est une ville qui a du potentiel par sa beauté, sa population et les sites qu’elles proposent. On ne va pas se le cacher, même si on adore jouer sur Brest, il faut avouer qu’avec la dizaine de collectifs présents il est difficile de se faire une place. Cela dit, ce bouillonnement électronique brestois est sain en raison de la bonne entente entre les collectifs. À l’avenir on souhaite donc se pérenniser sur Landerneau tout en passant régulièrement sur Brest.

Quel est votre track favori pour débuter un set ? Pourquoi ?

Nicolas : J’aime débuter par un son qui démarre lentement et qui d’un coup explose. Exemple type : Truncate – Dial (Ben Sims Remix).

Maxence : J’apprécie de commencer par un track d’ambient avec une nappe de synthé qui te permet derrière de lancer à peu près tout ce que tu souhaites. En la matière je pense à Rhubarb de Aphex Twin.

Quel est votre track favori pour clôturer un set? Pourquoi?

Nicolas : Je kiffe finir par un track mélodieux à l’instar de Resilience de Maximes Dangles.

Maxence : J’adore terminer sur un track énervé. Le public est à fond, en veut encore, jusqu’au moment où l’on doit couper. Ouais je sais, c’est un peu sadique [rires]. Là je pense à Scalameriya & VSK – Helix.

L’artiste ou track que vous écoutez le plus en ce moment?

Nicolas : Ejeca ! Productions monstrueuses ! J’en suis dingue!

Maxence : Dernièrement j’ai adoré l’album de Rødhåd. Il y a un savant mélange de techno brute et d’ambient, ça m’a plutôt scotché.

Un dernier mot pour la route?

Retrouvez-nous sur Facebook, Soundcloud et Youtube sous le nom « La Nuit ». Rendez-vous aux Rives De Nuit les 19 et 20 janvier prochain. Et bien évidemment un gros merci à Sakatrak pour cette interview. Bonne continuation !

By Simon