Son dernier album est sorti le 22 Septembre dernier et son nom est aussi celui d’une marque de bière allemande : aujourd’hui, on parle de Kölsch.

De son vrai nom Rune Reilly Kölsch, né en 1977 à Copenhague, on le connaît tout d’abord pour son track Calabria, produit sous son alias Rune RK, qui aura été incontournable au moment de sa sortie. Mais c’est maintenant sous le nom de Kölsch et avec son style deep techno qu’on le retrouve en tant que pilier du label Kompakt, sur lequel il a sorti un triptyque qui se pose comme une autobiographie de ses jeunes années. Les artworks des trois albums ont été réalisés pas John Harten.

En première œuvre de cette trilogie, on retrouve l’album 1977, publié en 2013 et dont le titre correspond symboliquement à son année de naissance. Chaque track de cet album se veut ainsi comme racontant son enfance quand il vivait avec ses parents en Allemagne. On y retrouve des sonorités très aériennes avec Goldenfish ou Oma, mais aussi des tracks plus orientés tech-house comme Eiswinter ou techno avec Basshund.

1983, le second opus paru en 2015, a des allures de bande originale pour des trajets de vacances d’été et s’inspire très largement des jeunes années du producteur danois, lorsqu’il faisait alors de longs périples en voiture avec ses parents en Europe. On y retrouve Talbot, Cassiopeia et The Road, tous 3 en featuring avec le producteur Gregor Schwellenbach également signé sur Kompakt, mais aussi la techno pure d’Unterwegs ou Pacer et le plus expérimental Papageno en collaboration avec Waa Industry. On retiendra surtout qu’il apparaît ici une réelle évolution de l’artiste au niveau de sa production qui semble plus cohérente entre chaque titre que lors du premier album.

Enfin, la sortie de 1989 en septembre dernier vient marquer la fin de cette œuvre en trois étapes. Plus triste et plus poétique, il évoque ici la période durant laquelle ses parents divorcent, le conduisant à se réfugier dans la musique et le skateboard. L’introduction de cet album est marquée par l’inclusion de son grand père, Ludwig Kölsch, dont la voix a été extraite de vieilles cassettes que détenait sa tante. Une partie des titres de l’album porte le nom « Gris » traduit en plusieurs langues, et évoquant un peu plus le côté mélancolique de ce dernier album. Enfin, même si l’on y découvre bien sûr son style techno, on retrouve aussi des instruments de cuivre, de magnifiques envolées au violon ou encore la voix cristalline de l’artiste Aurora sur In Bottles.

Ainsi, Kölsch finit en beauté sa trilogie qui montre tant un côté sentimental qu’une réelle progression dans son travail d’artiste. Reste ainsi à voir si sa prochaine création continuera à surprendre les foules à travers le monde.

By Dorian