Dans le cadre de leur prochain événement, qui est à ne pas manquer, les gars de El Hey (il est vrai que ça sonne bien), Malick, Antoine, Sebastien et Victor, nous font partager leurs différents univers dans cette interview musicale. Ce collectif basé à Paris réussit à instaurer son envie de faire la fête sans se prendre la tête, dans des cadres qui changent du commun, toujours en soutenant des projets artistiques et culturels qui leurs tiennent à cœur.


Le son parfait pour débuter un set

Malick:

J’ai commencé ma partie de notre mix sur Rinse FM avec ce morceau. Et le hasard fait bien les
choses car j’ai exactement le même jet privé que sur l’image. Il est garé à Garges-lès- Gonesse.

Antoine:

Très deep, ça me rappelle les débuts de la Concrete et un after ou i n’y avait personne après le 2ème Peacock. J’avais l’impression de me réveiller au fur et à mesure que les volets du sous-sol remontaient et que les rayons du soleil pénétraient la salle. Ce son me fait un peu le même effet en fait. Tu peux l’écouter en buvant ton café le matin aussi.

Sebastien:

Le son avec lequel je compte commencer mon prochain set. Il pose bien les bases, tout en douceur.

Victor:

De manière générale j’aime bien mettre une track très ambient, qui traîne en longueur tout en ayant ce petit truc qui fait pressentir ce qui va arriver par la suite. Ce « premier mouvement » de Markus Suckut est idéal, selon moi, avec ce vocal très calme qui contraste avec la violence du kick qui arrive à mi-parcours.


Le son qui t’a fait aimer la musique électronique

Malick:

Grâce à une version VHS pirate du film Space Jam achetée à Dakar. Vraie histoire. D’ailleurs ils sont censés faire Space Jam 2 avec Lebron James, vous avez des nouvelles du projet vous ?

Antoine:

Mon père a joué ça un jour sur une chaine hifi dont j’ai hérité, ça m’a fait un choc. Les basses sont super grasses, très electro et grosse référence à Chicago.

Sebastien:

Découvert aux alentours de mes 16 ans, lorsque j’écoutais que du rap, et quand je suis tombé dessus ça a été la révélation. Je me suis dit : « Merde ! C’est quoi cette instru’ de malade ?! »

Victor:

Ayant été majoritairement influencé par la vague New wave et Indus dans mon adolescence, mes premiers émois électroniques se sont naturellement fait autour de groupes comme KMFDM, Nine Inch Nails ou Ministry. Le travail de Trent Reznor m’a toujours grandement inspiré et j’ai adoré le virage électro qu’a pris le groupe au début des 2000’s.


Le son qui, pour toi, va chauffer la salle à coup sûr

Malick:

Un bon tremplin qui laisse présager du foufou pour la suite.

Antoine:

Je kiffe toujours autant Cajmere, c’est organique, ça prend aux tripes, il a trop de rythme.

Sebastien:

La folie !!!

Victor:

Cette track représente à peu près tout ce que j’aime dans la techno. Un vocal simple et entêtant, une basse qui groove et une envolée acid à la fin. Carton plein.


La dernière trouvaille auditive que tu as faite dont tu ne te lasses pas

Malick:

Trop visuelle cette musique : Le soleil qui traverse les persiennes en bois et la première chose que vous voyez en ouvrant les yeux c’est le morning smile de votre amour.

Antoine:

Les 3 premières minutes d’un freestyle de Migos. Je l’écoute tous les jours depuis un mois, j’en ai fait un rip pour le jouer tellement. ils sont loins, Take Off est à deux doigts de s’endormir sur l’instru.

Sebastien:

Terrence Parker quoi!

Victor:

Je n’arrive pas encore à me lasser de ce son. J’adore lorsque les choses prennent une tournure complètement déjantée et inattendue.


Le son qui te fait voyager

Malick:

Tout l’album Plantasia, vraiment une petite folie. Ce canadien a fait un album pour les plantes. CQFD.

Antoine:

Un son qui pue le vice comme ce que font Vincent Floyd et tous les mecs de Dance Mania… Pour finir la nuit ou la commencer en bonne compagnie.

Sébastien:

Le son porte très bien son nom. Dans ma wishlist discogs depuis belle lurette et je pense qu’il va y rester un certain temps…

Victor:

Difficile de faire plus hypnotique,bien placée elle peut faire vriller n’importe quel dancefloor.


Le son avec lequel tu finiras probablement ton prochain set

Malick:

Je ne l’ai pas encore fait mais ça ne saurait tarder. Plus joyeux que la filmographie de Whoopi Goldberg dans les années 90.

Antoine:

Des mots de circonstance pour se quitter.

Sebastien:

Un de mes sons préféré que j’avais entendu au panorama bar au petit matin volets entre-ouverts. Quelqu’un a terminé son set avec ça et c’était tellement beau que je me suis promis de faire la même chose.

Victor:

Probablement avec un son très New Disco 80’s comme ce Laser. Il y a de la fête dedans mais aussi de la sensualité, de la nostalgie, des lasers… bref tout ce que j’aime.


Le son qui résume le mieux l’esprit du collectif

Le genre d’hymne à la vie que j’ai pu jouer dans nos premières fêtes à Toulouse dans ce bar qui s’appelle le P.V. Bien avant que le nom El Hey fasse son apparition.