On a rencontré ZZK Records, le label argentin précurseur de cumbia digital en Amérique latine mais aussi dans le monde. C’est un honneur pour Sakatrak d’avoir pu échanger avec Grant, fondateur du label. Aujourd’hui, ZZK multiplie ses activités en produisant par exemple des films. Un label de passionnés et producteurs talentueux qui mérite d’être suivi de près !
Visuel par Carolina Niño

 

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Salut Grant, comment vas-tu ? Tout va bien chez ZZK ?

Tout va bien, merci. Très occupé. Ca se passe très bien chez ZZK. J’ai l’impression que ça nous a pris 9 ans pour en arriver mais on s’y plaît vraiment. Musicalement parlant ça a toujours été incroyable, mais ça commence tout juste à être un vrai business. L’univers ZZK s’est beaucoup développé et a évolué ces deux dernières années. Entre le projet AYA, ZZK Films et maintenant ZZK Music Tours, on a la tête pleine de nouvelles idées et de nouvelles collaborations.

Aujourd’hui, ZZK fait partie des labels les plus influents d’Argentine et plus largement d’Amérique du Sud. Qu’est-ce que ça vous fait ?

Ca fait du bien. On a travaillé très dur, on a tout donné, et aujourd’hui ces efforts sont récompensés. On est entourés de supers artistes et de bonne musique, mais aussi d’une équipe inspirée qui nous aide à tout mettre en œuvre. Mais on a encore beaucoup de travail qui nous attend.

Tu peux nous en dire un peu plus sur les raisons de la création de ZZK et comment ça s’est fait ?

J’ai fondé ZZK avec mes deux partenaires argentins Villa Diamante & DJ Nim parce qu’il nous fallait une vraie structure pour la musique qu’on faisait à l’époque et pour la promouvoir. On savait que c’était quelque chose de spécial et je sentais aussi qu’il y avait un public international pour notre musique. Il fallait juste qu’on fasse le nécessaire pour concrétiser les choses. J’adore la musique, la culture, lancer des projets à partir de rien, donc c’était un énorme challenge de se lancer dans ce projet. Depuis le premier jour c’est l’aventure dont j’avais toujours rêvé.

Vous avez fait connaître La Yegros, considérée aujourd’hui comme l’un des précurseurs de la cumbia digital. Vous avez ensuite sorti l’album “Prender el Alma” de Nicola Cruz. Le titre “Para Mi” de Fauna fait aussi partie du catalogue de ZZK. Ces artistes attirent des gens différents. Quelle est la connexion entre tous ces artistes ?

Tous ces artistes sont uniques. Ils ne copient le style de personne, ils construisent leur son sur leurs inspirations personnelles et créent quelque chose de complètement nouveau. Ce sont des artistes entiers et vrais.

L’année dernière vous avez publié un documentaire sur ZZK, qui suit certains de vos artistes. D’où est venue l’idée ?

On a toujours filmé nos histoires. Que ce soit à travers un clip, filmer un concert ou une tournée, ça a toujours été essentiel à nos yeux pour raconter une histoire. Du coup, quand l’idée nous est venue de faire un documentaire à proprement parler, on a sauté sur l’occasion. Voilà, ZZK Films. C’est l’évolution logique de notre vision et de notre marque.

3 mots pour décrire ZZK ?

Exploration.
Expérimentation.
Innovation.

3 tracks qui définissent ZZK ?

C’est dur de définir ZZK en trois tracks. Mais partons sur  La Funebrera by Fauna, Caracol (Chancha Via Circuito Remix) by Tremor and La Cosecha by Nicola Cruz.


Quel est votre avis concernant la scène électronique actuelle en Amérique du sud ? Comment la cumbia digital est-elle intégrée ?

La scène électronique sud-américaine continue d’évoluer, de surprendre et d’innover. Chaque genre musical est riche de producteurs talentueux et petit à petit, le public s’adapte à ces nouveaux sons et nouvelles idées. La cumbia digital joue un rôle majeur dans la scène électronique latine car ce style est fait de sonorités locales réinterprétées par des producteurs locaux et internationaux. Comme la cumbia est issue de la culture sud-américaine, la population latine s’y retrouve immédiatement, mais il y a aussi des sonorités internationales avec ce côté électronique.


We met ZZK Records, the Argentina-based record company that made digital cumbia famous worldwide. We had the chance to talk with Grant, founder of ZZK. Today, the label multiplies its activities with, for instance, the productions of films about South America culture and sounds. A record company made of passion and talented producers which deserves your time.
Graphic by Carolina Niño

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Hi Grant, how are you ? How’s everything going at ZZK ?

I’m fine thanks. Busy. Everything at ZZK is going well. I feel like it’s taken us 9 years to get where we are, and it’s a good place.   Musically it’s always been amazing, but it’s never really been a business before. Now, it’s finally starting to become one. The ZZK universe has expanded and evolved in the past couple years. With AYA, our imprint, ZZK Films and now ZZK Music Tours, we’ve been busy with new ideas, artists and new forms of telling these stories.

Today ZZK is considered as one of the most influent record companies in Argentina. How does that feel ?

Feels great. We’ve put a lot of hard work in, sacrifice, we’ve gone all-in year after year and those risks are paying off. We’ve been blessed with great artists, great music, and a great team of people inspired to help us get it done. But there’s still a lot more work ahead of us.

We would love to know more about the reasons why you created ZZK and how you did it.

I created ZZK (with my 2 Argentine partners Villa Diamante & DJ Nim) because I thought the music that we were making needed a proper space for promotion. We knew we were onto something special. And I felt that it had an international audience. We just needed to start connecting the dots. Also, I love music, love culture, love starting projects from the ground up, so it was a huge challenge and adventure to try something like this. From day 1 it’s been that life adventure I’ve always been looking for.

I did it with a lot of hard work, sweat, taking risks and believing in our vision.

You’ve made La Yegros famous, who is today seen as one of cumbia digital precursors. You’ve then released Nicola Cruz’s album « Prender el Alma ». The track « Para Mi » from Fauna is also part of your catalogue. These artists attract different kind of people. What’s the connection between all these artists for you ?

All of these artists are original. They’re not copying anybody else’s sound, they’re building on sounds and ideas but creating something completely new. They are true artists.

Last year you released a documentary about ZZK, which follows some of you artists. Where did the idea come from ?

We’ve always put a camera to the stories. Wether it be as a music video, filming a show, filming tours, it’s always been an essential part of telling our stories. So when the opportunity arose to make an actual documentary, we jumped at it. Voila, ZZK Films. A natural evolution of our brand and vision.

3 words that define ZZK ?

Exploration, Experimentation, Innovation

3 tracks that completely define ZZK ?

Difficult to define ZZK in 3 tracks but let’s go with La Funebrera by Fauna, Caracol (Chancha Via Circuito Remix) by Tremor and La Cosecha by Nicola Cruz.



How do you feel about the electronic music scene today in South America ? How cumbia digital is involved in it ?

The electronic music scene in South America continues to evolve, surprise and innovate. Every genre has extremely talented producers and slowly but surely the public is starting to catch on to new sounds and ideas. Digital cumbia plays a key role in this scene because it’s a local sound being reinterpreted by local and international producers. Cumbia is from South America, so it’s got that local flavor that South Americans can connect to immediately, but it also sounds international at the same time for it’s electronic element, so globally it fits in as well.