Remco est relativement nouveau sur la scène techno, mais il s’est déjà démarqué en créant son univers propre ces dernières années. Ce jeune producteur néerlandais développe une techno énergique agrémentée de basses puissantes et de notes modulaires. Son EP « 10th Planet » sorti en 2016 lui a apporté de nombreux soutiens de taille de la part d’atistes tels que Dax J, Rebekah ou encore Marcel Dettmann.
On le retrouvera avec le collectif EXIL le premier avril prochain au Glazart aux côtés de Cleric, Boston 168, ou encore Regal.
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Salut Remco. Tu peux nous dire qui tu es ?
Hey ! Moi c’est Remco Beekwilder, j’habite aux Pays-Bas. Les gens me connaissent sans doute plus par mon alias “Remco Beekwilder”.

Quel a été ton premier contact à la musique ?
Mon ancien voisin avait une expérience solide en DJing et en production. Il avait un studio chez lui et j’étais intrigué par ce qu’il faisait. Il m’a invité à son studio et ce fut ce jour que j’ai commencé à mettre de l’argent de côté pour m’acheter mon propre matos.

Remco Beekwilder, ça vient d’où ?
Prénom : Remco. Nom de famille : Beekwilder. Nom d’artiste : Remco Beekwilder. Aussi simple que ça.

C’est quoi le track qui t’a fait aimer la techno ?
Ce n’est pas un son en particulier, mais un set de Sven Väth qui m’a rendu amoureux de cette musique. Je bossais en tant que barman dans un event en extérieur à Amsterdam. Il a joué de la musique que je n’avais jamais entendue avant et j’ai passé la soirée à enregistrer le son sur mon portable pour retrouver le plus possible de tracks le lendemain. C’est de là que c’est parti.

Tu as publié un premier EP en 2013 sur Anecdote Records, deux en 2015 et 2016 sur le label de Stranger Self Reflektion et un qui sortait début février sur le jeune label de modular Binary Cells. C’est quoi l’histoire derrière tout ça ?
A l’époque, j’avais déjà produit quelques morceaux et mon pote Jerzz les a envoyés au boss d’Anecdote. Il m’a donné un super retour et a décidé de me produire, et voilà.
Deux ans après, en 2014, j’ai signé un EP chez Naked Lunch. Le track « Irregular Acid » a plu bien plus que ce que je pensais. L’artiste Stranger a remarqué cette sortie et m’a confié qu’il montait un label (Self Reflektion, NDLR). Il m’a demandé si je serais intéressé de publier chez lui et je finissais justement un EP à ce moment-là. Pure coïncidence. Stranger a publié le 1er EP, Herman Gonzalez le deuxième, et puis j’ai été annoncé pour la 3e sortie.
Après mon premier EP chez Self Reflektion, on écoutait encore beaucoup « Irregular Acid » avec Stranger. L’idée de la re-publier est née. Ca a été fait pour mon EP « 10th Planet » signé dans le même label.
Mon EP sur Binary Cells est sorti en février. C’est un label géré par deux mecs : Antoine et Benjamin. C’est Benjamin qui m’a emmené à Paris pour la première fois et on est devenu potes directement. Quand lui et Antoine m’ont demandé de faire un EP chez eux, j’ai dit oui sans hésiter !

Et sinon, en terme d’influences ?
Je suis passionné par la vieille techno de Detroit et Birmingham, mais j’adore aussi la techno qui sort aujourd’hui. Disons que je ne tire pas des influences d’un genre particulier, mais de tout ce qui me fait vibrer.

Question technique : Sur quoi bosses-tu ?
Je travaille sur Logic Pro et sur plein de plugins mais je n’ai pas de hardware en ce moment. J’avais avant un synthé analogique Dave Smith et un Moog Sub 37. Les deux étaient en piètre condition, et sont morts. Je recherche du matos, mais pas de précipitation pour le moment ;).

Tu as eu l’occasion de jouer plusieurs fois en France, aux Pays-Bas, ou en Allemagne, où as-tu eu ta meilleure expérience, et pourquoi ?
Ma meilleure soirée était à Paris dans un hangar sur terrain d’aviation. J’ai été totalement dépassé par la réaction de la foule, d’autant plus que c’était la première fois que je jouais aussi loin de chez moi.

Tu joues le 1er avril au Glazart aux côtés de Cleric, Boston 168, Regal (Exil Non-Stop), un petit mot sur ça ?
Ça fait un bout de temps que je ne suis pas allé à Paris donc je suis super excité, surtout que c’est ma première avec Exil. Le line-up parle de lui-même, c’est une folie ! Je joue souvent des tracks de Cleric, Boston 168 ou Regal, et je suis curieux de voir leurs sets. Par ailleurs, je ne suis jamais allé au Glazart, et j’en attends beaucoup, sachant que ma meilleure expérience reste sur la scène française !

Tes projets pour le futur ?
J’attends les maquettes pressées de ma sortie chez Monnom Black, qui devrait être publiée environ 2 mois après que je les reçoive. Je bosse le suivi avec Monnom Black et avance parallèlement sur un projet avec Stranger.

Une dernière question pour se quitter : Quel morceau ne te lâche jamais ?


Remco Beekwilder is quite a newcomer on the techno stage, yet he has already shaped his own identity over the past few years. This young Dutch producer creates an energetic balanced techno soaked with powerful bass and modular notes. His 2016’s “10th Planet” EP has brought him huge support from producers such as Dax J, Rebekah and Marcel Detmann.

Hey Remco! Tell us who you are!
Hey! My name is Remco Beekwilder and I live in the Netherlands. Some people might know me by my alias ‘Remco Beekwilder’.

What was your initial touch with music?
My former neighbor had a huge background in DJing and producing music. He had a studio at home and I was interested in what he was doing. He invited me into his studio and that’s the day I started saving money to get my own gear.

Where does your alias come from?
First name Remco. Last name Beekwilder. Artist name: Remco Beekwilder, as simple as that.

What is the track that made you love techno?
It’s not a track in particular, but a performance from Sven Väth made me fall in love with it. It was at an outdoor event in Amsterdam I worked at as a bartender. He played music that I had not heard before and I tried to record as many voice memo’s as I could to find track IDs the day after. That’s the day I really started digging the crates.

You published a first EP in 2013 on Anecdote Records, 2 in 2015 and 2016 on Stranger’s label Self Reflektion, and just a month ago one on the newly formed modular label Binary Cells. What is the story behind all that?
I made some tracks and a friend named Jerzz recommended the tracks to Anecdote’s label owner. He was enthusiastic about releasing it and so it happened.
Two years later I released an EP on Naked Lunch. The track called ‘Irregular Acid’ got more attention than I could ever wish for. Stranger noticed the release as well and told me he was working on founding a new label called Self Reflektion. He asked me if I would be interested in releasing tracks on it and I was at that time just finishing an EP. A typical coincidence. Stranger did the first EP, Herman Gonzalez the second and I was scheduled for the 3th installment.
After my first Self Reflektion release, Stranger and I still played the track Irregular Acid a lot and the idea of re-releasing it was born. It’s included in my last Self Reflektion release ‘10th planet EP’.
The release for Binary Cells got out in February. It’s a label with two label heads named Antoine and Benjamin. Benjamin brought me to Paris for the first time and we became friends from the very first minute. When they asked me to do an ep for BC I said yes!

What about your influences?
I’m very attracted to old Detroit and Birmingham techno, but I’m also very excited about the techno that is made nowadays. It’s safe to say that I don’t really get my influences from a genre in particular, but just what gives me a good feeling.

Bit more of a technical question? What stuff do you use the most (harware/software)?
I work with Logic and all kinds of plugins and have no hardware at the moment. I used to have a Dave Smith analog synthesizer and a Moog sub 37. Both were in bad condition and died. I’m searching for new gear at the moment, but no rush:)

You played many times in several European capitals. What has been your best experience, and why?
The best experience was in Paris at a hangar on an airfield. I was overwhelmed by the crowd’s reaction and it was my first time playing far from home. The whole evening was a new experience for me and I think I will remember this one for a lifetime.

You will be playing on April 1st at Glazart (Exil Non-Stop), alongside Cleric, Boston 168, Regal… Could you say a word about this?
It has been a while since my last time in Paris so I’m very excited. Especially about my Exil debut. The line-up says it all, it’s a killer one! I play tracks from Cleric, Boston 168 and Regal very often, so I’m curious about their sets and also about the venue. I haven’t been there yet. Like I said before, the best experience I had so far was in Paris ;).

What are your projects for the coming year?
I am currently waiting for the test pressings of my Monnom Black release, which should be out approximately 8 weeks after receiving them. I’m working on my follow-up on Monnom Black and going on a project together with Stranger.

One last question to conclude: What track does never leave you?