Le mythique festival NAME revient ce week-end à Roubaix, cette fois-ci pour son premier format hivernal ! Pour en savoir plus, on a posé quelques questions à APM001, trio et directeurs artistiques du festival.

Salut APM001 ! Ravie de pouvoir échanger avec vous. Commençons par les présentations…

APM001 c’est l’association de deux Djs, Seb et Thierry et 1 Vj, Fanny. Notre structure est ART POINT M et au delà du NAME et de nos soirées, nous organisons des évènements aussi différents que la Braderie de l’Art, créée en 1991 ou le Lille Tattoo festival. Pour en revenir au NAME, nous y sommes DA, et également fondateurs du label maison : Family NAME. Voilà pour les grandes lignes !

Quelles sont vos inspirations majeures au quotidien ?

Ah la fameuse question de l’inspiration. À vrai dire, je ne pense pas que l’on ait d’influences particulières. Au contraire on est toujours influencé par tout ce qui se passe autour de nous, dans l’art mais aussi dans la vie en général, et à mon avis souvent de manière inconsciente.

Dans le Nord, vous êtes connu pour être le trio infernal de l’électro, mais alors comment ça s’organise entre vous pour composer à 3 ?

En Dj set, nous avons un set up un peu particulier car nous utilisons deux consoles (chacun a son set up), platines et contrôleurs d’effets nous permettant d’avoir une liberté extrêmement large et de modeler chaque track à notre guise. Ainsi, nous jouons à deux en même temps et pouvons passer jusqu’à 6 tracks ou loops au même moment. Ca peut être parfois un peu périlleux mais il faut simplement toujours écouter ce que fait l’autre et rester concentrés ; nous nous connaissons suffisamment pour ça. Bien sûr, l’autre vraie particularité de APM001 est Fanny à la vidéo.

apm001-logoEn studio (que nous continuons de faire évoluer au fil du temps), nous avons très peu de hardware, et quelques plug-ins bien choisis mais là encore très peu. Il est plus important de bien connaître ses outils que d’en avoir plein et de n’utiliser que 10% des possibilités de chaque machine. De plus, c’est ce qui va forger ton son au fur et à mesure. Le numérique a vraiment du bon, à condition de ne pas se perdre dans les possibilités quasi infinies que ça induit. Ce qu’on aimerait avoir, c’est plus de temps, mais ça…

On a plein de choses à dire sur vous, notamment avec APM001, mais aussi sur la Family N.A.M.E, vous pouvez nous en dire un peu plus ?

Family NAME est le bien nommé label du NAME. L’idée était de donner un pendant discographique au festival, en mêlant des producteurs locaux et internationaux. Créer un label n’est pas ce qu’il y a de plus compliqué aujourd’hui, le faire exister dans la durée par contre, c’est autre chose. On est déjà très heureux du travail accompli quand on regarde le catalogue… On a eu une fin d’année 2015 un peu compliquée avec la fermeture de notre distributeur Intergroove ; il nous a fallu 1 an pour récupérer la totalité de notre catalogue. Dans ces moments là tu dois t’accrocher, y croire et bosser encore plus… Heureusement, depuis mi-2016 les choses sont rentrées dans l’ordre et nous sommes maintenant en distribution chez Kompakt.

La grande nouveauté est que l’équipe de Family s’est agrandie avec les arrivées de Peo Watson, Mainro, Blac et Hap qui font partie intégrante du label maintenant, ce qui a créé une vraie énergie. Nous nous réunissons régulièrement pour travailler ensemble. Le fruit des efforts fournis depuis plusieurs mois va se voir cette année. 2017 va d’ailleurs être – et de loin – l’année la plus chargée au niveau du planning car nous passons à une sortie par mois. Après la seizième sortie en février (Abell – Solar Impulse), nous sortons notre premier VA fin mars (avec des tracks de Giorgia Angiulli, Alessio Pagliaroli, Marc Höffen et Datametrik), puis on enchaîne avec des sorties d’Anton Dhouran, Alessio Pagliaroli, Mainro, APM001 & Hap, Mainro & Peo Watson, et des remixes de Ruede Hagelstein ou Echonomist, entre autres. On ne va pas vous dire tout de suite qui remixe quoi et bien sûr on n’anonnce pas tout le monde. Il faut quand même garder un peu de suspens !!

Et le N.A.M.E, on ne peut pas faire l’impasse dessus ! Comment est né le N.A.M.E Festival et dans quel but ?

Le NAME est né en 2005, soutenu (à l’époque) par le Conseil Général. L’idée était d’ancrer un événement dédié à la culture électronique dans la métropole et la région. Le festival a grandi, changé de lieu, connu plusieurs formules – et surtout vu un sacré nombre d’artistes défiler. En octobre dernier, c’était notre douzième édition.

name-d-hiverCe week-end c’est au tour du petit frère, le NAME d’Hiver. Pourquoi avoir fait le choix de créer un deuxième NAME dans l’année ?

Le fait de retrouver La Condition Publique lors du closing du NAME 2016 n’est pas anodin. Nous avions déjà organisé le NAME dans ce lieu exceptionnel en 2007, pour la troisième édition. Le samedi on est très heureux de voir l’essor que prend le InTheCity avec plein d’évènements associés dans des lieux cools. On y revient donc en mode Jour (vendredi 3.03) et Nuit (dimanche 5.03). Et on doit avouer que les retours du public pour un événement intermédiaire étaient plutôt forts ! On avait déjà fait l’expérience, plus dans un format « grosse soirée » avec les soirées SurName au Tripostal à la fin des années 2000.

On peut le dire, vous êtes quand même très soutenu par le public lillois et au-delà, alors on a hâte de savoir si vous avez des projets futurs ?

À quelques jours du NAME, on a l’esprit tourné vers ce weekend, mais le NAME de la rentrée est évidemment déjà dans les tuyaux ! Tout comme le développement du label. Nous continuons également bien sûr notre résidence au Magazine Club à Lille mais également au Rex à Paris et d’autres NAME parties vont voir le jour comme notamment le 27 Mai au Havre…

Une prochaine date à soutenir ?

Bien évidemment le NAME d’hiver ce weekend. Puis dans un bon mois (le 8 avril) nous retrouvons le Rex à Paris pour une soirée NAME, en compagnie d’Agents Of Time (cette fois en Dj set), Barnt, APM001 et Peo Watson. La dernière en septembre avec Alex Niggemann, Solee live APM001 & Mainro était juste énorme.

Pour finir, un son avant de partir : votre pêché mignon pour un dancefloor en perdition ?

On pourrait en citer pas mal, mais on va en choisir 2.

Migrants, un de nos premiers morceaux sortis sur Family NAME, notamment remixé par Radio Slave et Sei A puis par Guy J pour son mix sur Balance Music. Les voix ont évidemment été bien retravaillées, mais enregistrées à la base auprès de migrants à Calais. C’était en 2009… et c’est malheureusement encore plus d’actualité maintenant.

Le second est Alessio Pagliaroli – Land of the Sacred (APM001 Remix), mais il est encore unreleased donc il va falloir patienter quelques mois …