En 2000, Jack Revill, jeune Glaswégien de 14 ans, est embauché un peu par hasard chez Rubadub, disquaire mythique de sa ville (lié notamment au label Underground Resistance). Il y travaille alors en dehors des cours, et est payé un vinyle par heure. Grâce à ce job et à sa rémunération, Jack se forge une très solide culture house et techno, et un réseau. C’est ainsi que naît Jackmaster.

Vers 16 ans, il quitte l’école, devient employé à plein temps chez Rubadub, et commence en parallèle à mixer dans des soirées de sa ville, dans des bars ou encore au Club Paisley. Il monte également trois labels à la suite : d’abord Point.one et Dress 2 Sweat seul, puis Wireblock avec son ami connu sous le nom de Spencer.

Mais c’est avec les soirées Numbers devenues label en 2010 qu’il asseoit sa place sur la scène électronique. Y seront signés en vrac Deadboy, Jamie XX, Adesse Versions, Hudson Mohawke… Le moins qu’on puisse dire, c’est que Jackmaster et Spencer ont du flair : c’est aussi Numbers qui diffusera un artiste qui fait sensation depuis 2014, SOPHIE.

Jackmaster doit beaucoup à Glasgow : ville industrielle, elle subit à la fin du vingtième siècle une crise semblable à Détroit. Tout comme Détroit aussi, une partie de ses habitants s’évade de la pauvreté par la fête et la musique ; la deuxième ville écossaise donne alors une nouvelle génération folle de musique et remplie de talent. Parmi eux, on trouve Mogwai ou encore Franz Ferdinand… C’est aussi grâce à cette culture de la fête que Jackmaster s’est forgé une culture électronique.

Désormais, c’est lui qui fait vivre la scène glaswégienne. En témoigne la récente signature de Denis Sulta, jeune artiste prometteur – et qui commence déjà à se forger une réputation -, sur Numbers.

En 2011, c’est la consécration : la maison de disque Fabric (appartenant au club londonien du même nom) lui demande de participer à sa célèbre série Fabriclive. Jackmaster signe donc Fabriclive.57, et y mixe toutes ses influences, de Juan Atkins (un des premiers artistes qu’il a découvert) à Inner City en passant par DJ Deeon… Il y rend hommage à tous ceux qui l’ont inspiré, et boucle la boucle.

Aujourd’hui, Jackmaster est au sommet : classé second au classement Resident Advisor de 2016, il tourne sans arrêt et s’installe à Ibiza tous les étés pour jouer dans les plus grosses soirées comme la Circoloco du DC10. A chaque début d’année (exception faite de 2017) il sort son MasterMix, écouté des centaines de milliers de fois, illustration parfaite de l’étendue de ses goûts : disco, ghetto house ou electronic s’y côtoient à merveille.

En juillet 2016, il a même sorti son édition des DJ-Kicks, un honneur réservé aux très grands. En attendant la suite, on retourne écouter pour la 15ème fois tous les mixes disponibles sur son compte SoundCloud.

 


In 2000, Jack Revill, 14 years old Glaswegian, is hired – quite coincidentally – by Rubadud, the town’s mythic record store, notably linked to the label Underground Resistance. He works there after class and is payed one vinyl an hour. Thanks to this job and its remuneration, Jack gains quickly a very strong house and techno culture, along with a network. This is how Jackmaster is born.

Around his 16th birthday he leaves school, becomes a full time employee at Rubadub. Simultaneously he begins mixing in local parties, bars or yet at the Club Paisley. He also sets up 3 labels successively: first Point.one and Dress 2 Sweat by himself, then Wireblock with his friend known under the name Spencer.

But it’s with the Numbers parties, becoming a label in 2010, which allowed him to consolidate his position on the electronic scene: Deadboy, Jamie XX, Adesse Versions, Hudson Mohawke and more will sign with it. Jackmaster and Spencer have a nose for good artists, to say the least. Numbers will also broadcast an artists which makes a splash since 2014: SOPHIE.

Jackmaster owes a lot to Glasgow: at the end of the 20th century, the industrial city is hit by a similar crisis which struck Detroit. As in Detroit, a part of its inhabitants escape from poverty by attending parties and listening to music; the second biggest Scottish town gives birth to a new generation fond of music and full of talent. Amidst them is Mogwai or yet Franz Ferdinand… It’s also due to this party culture that Jackmaster created himself an electronic music culture.

Now he’s the one keeping alive the Glaswegian electronic scene, proof being the recent signature of Denis Sulta, young promising artist already making a name for himself on Numbers.

In 2011 is the year of the consecration: the record company Fabric, owned by the London club of the same name, asks him to participate in its famous Fabriclive. Jackmaster makes Fabriclive.57 and blends there all his influences, from Juan Atkins, one of the first artists who he discovered) to Inner City whilst going through Dj Deeon… He pays tribute to all those who inspired him and completes this way the loop.

Today Jackmaster is on the top: ranked second at the 2016’s Resident Advisor ranking, he performs without a break and sets course every summer to Ibiza to perform in big parties as the Circoloco of DC10. At every beginning of the year, except in 2017, je releases his Mastermix, listened to more than a hundred thousand of times. This is the perfect illustration of the extend of his tastes: disco, ghetto house or electronic music juxtapose here perfectly.

In July 2016, he even released his edition of DJ-Kicks, an honour reserved to the best. Meanwhile, while waiting for the next big thing, we listen for the 15th time all his mixes available on his Soundcloud.