Aujourd’hui on interview Oksar Wine, jeune producteur de talent qui s’est aussi récemment lancé dans la réalisation de clips ! Vous pouvez écouter toutes ses compos sur sa page SoundCloud, et voir les clips qu’il a réalisé sur sa chaîne YouTube. Si vous voulez en savoir plus sur ce personnage, c’est ici que ça se passe !

Hello Oksar Wine ! Commençons par le commencement: dis nous qui tu es ?

Lyonnais de 25 ans, je me suis mis à la production musicale il y a à peu près deux ans. Ableton m’avait semblé à l’époque être une bonne solution pour me faire plaisir sans avoir besoin, justement, d’un background musical ni d’instruments. L’idée était forcément séduisante. J’ai donc commencé, souvent avec deux, trois potes, à faire quelques sessions son les week-ends, et au fur et à mesure je me suis mis à le faire chez moi, en solo, et à me perdre dans Ableton pendant plusieurs heures. Je commence tout juste à trouver mon “identité” musicale, même si celle-ci est encore en pleine évolution.

Comment t’es venu l’amour pour la musique électronique ?

La musique est une passion que j’ai depuis longtemps. À l’origine j’écoutais un peu de tout : Brel, les Beatles, les Doors, Supertramp, IAM, un peu de Daft Punk. Puis au début du lycée, j’ai commencé à squatter la médiathèque, où je prenais des disques au hasard par curiosité, principalement en me basant sur les visuels d’albums. Je rentrais chez moi, les mettais sur iTunes, les écoutais le soir, et retournais échanger les albums deux jours après. De fil en aiguille, je suis tombé sur Art of Noise, Jean Michel Jarre, Tangerine Dream, Birdy Nam Nam, Air, Cortex, ou le monde électronique de François De Roubaix (une claque) ; puis les premières compilations Kitsuné, qui m’ont fait découvrir pas mal d’artistes électro. C’est à Lyon que je me suis plus orienté vers la house et la techno, du fait de rencontres ou des soirées où j’ai pu découvrir des artistes intéressants comme Theo Parrish ou Mr G. Mais je reste ouvert à tout style de musique. C’est justement ce qui me plaît dans la musique électronique : pouvoir exprimer les nombreuses influences musicales que j’ai eues dans ma vie.

Qu’est ce qui t’inspire au quotidien ?

Ça va être assez bateau comme réponse mais je pense que tout est inspirant. Principalement les personnes autour de moi. La base de l’inspiration reste pour moi les échanges que tu peux avoir avec ton entourage, tes potes, tes collègues. C’est le meilleur moyen de découvrir des styles de musique que tu n’irais pas chercher par toi même. J’écoute aussi du son toute la journée au travail ou chez moi donc ça permet de découvrir pas mal de choses, mais l’inspiration vient d’abord des gens, des lieux ou des moments.

Et niveau production alors ça s’organise comment ?

Je travaille principalement sur Ableton, avec pas mal de VST, notamment ceux provenant de l’obscur site de Legowelt, couplé à un MicroKorg et une Mackie Onyx en table de mixage. Généralement, ça se passe après le travail : j’allume mon synthé, je lance ableton et c’est parti !

Je commence toujours par les drums, après j’ajoute les autres instrus, souvent des VST arturia qui sont très bien conçus. Je reste assez “minimaliste” en terme de création, j’ai rarement plus de 5 pistes cumulées. Je me concentre plus sur les sons en essayant de les rendre chaleureux, de leur donner une vraie identité. Je crée assez régulièrement, mais peu de mes morceaux sont entendus par d’autres que moi : c’est compliqué d’être entièrement satisfait de ce qu’on fait. Au début par exemple, je balançais mes sons à des potes sans dire que c’était de moi pour avoir un avis 100% objectif. Quand je sentais qu’ils avaient apprécié l’écoute alors j’étais plus en confiance pour assumer le son, et aujourd’hui c’est devenu le cas.

Tu as des projets en cours ou à venir ?

Depuis septembre, je me suis lancé dans la création de clips. J’ai commencé par en réaliser pour Pulsating Source of Radio (un ami fou de synthés),j’ai continué avec un autre pote, puis j’ai sorti “Vulling” début décembre. Je viens tout juste de sortir mon dernier clip : Top Club.

L’idée ce serait d’en réaliser pas mal dans l’année, ça me plaît beaucoup. J’ai d’ailleurs souvent tendance en faisant du son à imaginer des images qui pourraient coller avec. La vidéo reste le meilleur moyen pour traduire une ambiance, une identité. Si des lecteurs producteurs de Sakatrak sont intéressés, j’attends leurs sons de pied ferme !

Et logiquement, qui dit clip dit musique, donc continuer à créer et pourquoi pas sortir un petit EP. Mon but est de continuer à me faire plaisir tout en évoluant, en ajoutant d’autres ingrédients à mes productions. L’idée d’un collectif ou d’une asso à Lyon nous titille avec mes potes en ce moment… Affaire à suivre !

Prochainement, tu as des dates où on peut venir t’écouter ?

Nope, à terme j’espère que ça arrivera, mais pour le moment j’aime bien me faire des petites sessions solo, bidouiller ma musique dans mon 30m2. Jouer en live n’est pas mon objectif mais si un jour je sens que j’ai le bagage pour et une opportunité, je la saisirai avec plaisir.

Quels sont les artistes qui t’influencent ?

La liste est longue, mais j’adore l’ambiance de Boards of Canada, tant au niveau des musiques que des clips. Frankie Knuckles, Legowelt et Omar-S sont aussi des mecs qui m’inspirent.

On se dit au revoir en musique ? Ton track porte bonheur:

Le choix est compliqué, mais je dirai “L’atelier” de François de Roubaix, un bijou, surtout pour l’époque.