Crédit photo : S&E

François nous raconte la création du collectif parisien techno Possession. « J’ai rencontré Naïla (la Djette Parfait.) début 2015. Je sortais de l’école dont elle s’apprêtait à passer le concours, nous avions des amis en commun et je revenais d’un mois de cure (ras-le-bol de tout) à Berlin avec une idée claire de ce qui manquait encore en terme de soirées à Paris. Anne-Claire, la femme de Naïla, nous a permis de rendre cela concret et m’a fait découvrir la boule de feu la plus tendre de la techno française : Mathilda, qui communique comme personne. Le 18 septembre la première Possession voyait le jour, en pleine nuit. »
Possession, c’est ce collectif parisien qui prône la techno et s’est fait une place considérable sur la scène électronique parisienne. Demandez à n’importe quel parisien technophile : ils connaissent tous Possession. Les programmations ? Toujours plus folles. On y retrouve toujours (ou presque) Parfait., résidente du collectif qui monte en puissance. On a aussi pu y admirer les performances de Perc, Ansome, Answer Code Request, Randomer et tant d’autres…
Et vendredi soir, les membres du crew en remettent une couche avec un plateau de haute qualité : Zenker Brothers, Norman Nodge, Blndr et évidemment Parfait. On vous y attend nombreux !

Suivre Possession sur Facebook – Rejoindre l’évènement 

GAGNE TA PLACE POUR POSSESSION VENDREDI SOIR AU GIBUS (PARIS) ICI !


Le son que tu pourrais écouter dans n’importe quelle situation


François : Je resterai à jamais je pense fasciné par le pouvoir hypnotique de ce morceau, découvert lors d’un live d’Answer Code Request au Rex Club à Paris.

Mathilda : Une amie m’a fait écouter ce morceau y a trois ans à peu près, à l’époque il y avait 450 écoutes pas plus (et je crois que toutes les nouvelles lectures ont été faites grâce au fait que je poste ce morceau partout ahah). J’ai adoré de suite et je l’ai passé 32 fois d’affilée chaque semaine… et ça continue. Tous mes amis, ma copine l’écoute en boucle à cause de moi et ont autant crushé sur sa rythmique house 90’s que moi ! Je l’écoute en me levant, au boulot, dans la voiture, le soir, en before, en after…


Le son qui, pour toi, va chauffer la salle à coup sûr

François : Un incroyable tube, toujours aussi diablement efficace, et si plaisant à danser !

Mathilda : Ce morceau de Planetary Assault Systems a su faire ses preuves lors de différentes soirées Possession. Sa rythmique rappelant des tambours africains et ce son strident se marient à la perfection et font, à chaque fois que ce track est lancé, le climax de la soirée !


Le son qui t’as fait aimer la musique électronique


François: Je venais d’avoir sept ans, c’était la première fois que je partais en colonie de vacances l’été et toutes les radios diffusaient ce titre que j’adore toujours autant. Dans ma tête c’est toujours le symbole de l’espoir qui régnait au début des années 90, après la réunification de l’Allemagne. J’emmagasinais dans mon cerveau des images de liesse, de fête, d’une nouvelle culture liée à la techno et à la dance, et qui ne m’ont plus jamais quitté.

Mathilda : Très facile. Lui aussi il passe au moins 3 ou 4 fois par soir. Je l’ai découvert en achetant une compilation type « compilation Fun Radio hit » achetée à une brocante quand je devais avoir 10 ans. Une production gérée par le producteur et artiste américain MK aka Marc Kinchen dont je suis toujours aussi fan (surtout de sa période 90’s avec des hits comme « Burning », « Always »). Ce track revient de plus en plus à la mode, je l’entends souvent en soirée house.


Le son qui te fait rêver et voyager (parce que oui, on en a tous au moins un)

François : Il faut être un peu patient et prendre les trois minutes nécessaires à la mise en action, à l’entrée dans la boucle hypnotique et infinie. Et ensuite…

L’un des premiers tracks que j’ai découvert quand j’ai commencé à me passionner pour les sonorités électroniques. Je devais avoir 16 ans. C’est un morceau de Tocadisco remixé par l’un des patrons de la minimale, Extrawelt. À l’époque j’étais à fond sur lui et Dusty Kid (Dusty Kid avant, pas l’énorme bouse qu’il nous sert actuellement). Ce morceau je le mets quand j’éteins la lumière le soir, je ferme les yeux et je vais loin…


Le son qui te réveille le matin

François : En ce moment il y en a deux qui se partagent le haut de l’affiche le matin. Deux chansons qui me replongent dans mon enfance et me procurent beaucoup de douceur.
Mathilda : Morceau indispensable pour grand amateur de house music. Gros classique sorti en 1992 sur le label RCA géré par Sony Music Entertainment et c’est aussi une grosse bombe à dancefloor !


La dernière trouvaille auditive dont tu ne te lasses pas


François : Lors de la dernière Possession (en novembre) Truss a passé un son qui m’a fait me précipiter derrière lui pour essayer d’en déchiffrer le nom sur l’écran du CDJ. Je n’ai pas trouvé d’autre version que celle-ci, qui est certes la bonne mais est extraite d’un podcast, avec à la clef un commentaire d’un monsieur à l’accent anglais indubitable au moment où le deuxième effet Kiss Cool du morceau entre en action.

Mathilda : Le Z.I.P.P.O sorti fin novembre sur le label Fides. J’ai mis ce morceau qui s’intitule Inconstant Universe car le titre me parle un peu en ce moment (ahah) mais tout l’EP est incroyable et je vous invite à l’écouter.


Le son que tu as honte d’écouter

François : J’ai passé l’âge d’avoir honte. Au contraire il y a quelque chose de délicieux dans le fait d’assumer tout ce qui aux yeux des apôtres du politiquement et socialement correct se permettent de définir ce qui se fait et ce qui ne se fait pas. C’est aussi comme ça qu’on crée des tendances, faut-il le rappeler ? Pour la peine voici deux titres que j’adore et qui susciteront très facilement des moqueries voire des crises de soi-disant bon goût (crises qui de facto sont de très mauvais goût).

Mathilda : Tous ces tracks eurodance allant de Paradisio à Eiffel 65, ATC, Vengaboyz etc… Les trucs de ma génération quoi. Mais j’ai surtout un réel penchant pour Loona – Vamos a la playa…. Et le clip est si nuuul !(


Le son parfait pour le closing d’une soirée

François : À deux reprises j’ai entendu Marcel Dettmann clore une nuit avec cette berceuse techno. Difficile dans ce contexte d’envisager un autre son après…

Mathilda : Déjà, ce son fait parti de la BO d’un de mes films préférés : Blade (grande fan de film fantastique et sciences fiction). Ensuite ce morceau est juste incroyable. On a beau entendre le même rythme pendant 10 minutes on en décroche absolument pas et on peut danser dessus jusqu’à épuisement ! Je rêve de l’entendre un peu plus en teuf techno.


Et pour la fin : le son qui résume l’esprit de Possession !


François : Le titre dit bien tout le paradoxe de la techno, riche en intensité et émotions qu’il est lui-même. C’est avant tout ce que m’évoquent les soirées Possession : un intense vortex, éprouvant et délectable, et surtout plein de surprises.

Mathilda : Il a dû passer à toutes les Possession que l’on a faites quand Parfait mixe. Je crois que c’est son track fétiche…