Après un an et demi d’existence, le label Doux Divorce nous présente sa troisième sortie, signée The Mice. L’EP Incantations, entre electronic et expérimental, nous introduit à trois souris, Katie Babylou, MousyRobot & Elen, qui ont infiltré la tête du producteur et lui soufflent ses compositions. On a hâte d’entendre ce qu’elles sont encore capables de faire !

Salut les gars ! Parlons peu, parlons bien. Doux Divorce Records c’est qui, c’est quoi ?

Le nom de « Doux Divorce » évoque pour nous une sorte de mélancolie heureuse, une joyeuse dépression. On sait que le monde ne tourne pas toujours rond donc on fait de la musique pour garder la tête haute, pour se rassembler et embellir l’espace. Nous avons démarré début 2015 avec trois artistes/groupes, autant de coups de cœur à la fois humains et musicaux.

Pourquoi avoir voulu créer un label ?

Le plaisir de voir grandir un artiste et d’y contribuer. Pour l’amour du bon son bien sûr, et pour les sensations qu’on ressent lorsqu’on accompagne un artiste, de l’idée initiale jusqu’à sa rencontre avec le public, en passant par tout le processus de création qu’il y a entre.

Vous vous définiriez avec une identité artistique bien précise, ou alors c’est au feeling ?

Les deux, nous ne nous restreignons pas à un style. Nous sommes des gens curieux et rêveurs, donc nous découvrons et nous explorons constamment.

 

Alors, on a écouté votre nouveau projet signé The Mice. C’est un EP assez surprenant, à la fois intense et subtile. Comment est né ce projet expérimental ?

Les souris du groupe (Katie Babylou, MousyRobot & Elen) ont fait la rencontre de leur hôte il y a une quinzaine d’années. Pour s’exprimer à travers lui, la musique était le moyen le plus évident ; de là est né The Mice.

Sortir le premier EP « INCANTATIONS » devenait capital. Il était temps : trop d’émotions et de sentiments contenus.

Quelles ont été les influences pour cette création ?

Il y a beaucoup d’influences très différentes les unes des autres. Elles se rejoignent toutes dans le besoin d’intensité, de romantisme, de violence. On peut citer Minnie Ripperton, Angie Stone, Joanna Newsom, le hip-hop (en ce moment je suis fou de MZ, oui je sais…), Kate Bush, et d’autres.

Parles-nous un peu de ton travail en tant que producteur. The Mice ça consiste en quoi et ça produit comment ?

The Mice c’est un ordinateur, un clavier midi, un micro pourri et des enregistrements piste par piste. Une composition avec peu de moyens mais très structurée. Je construis le morceau pas à pas et je le vois s’épanouir.

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Une date à venir où on pourra t’applaudir ?

Je n’en ai aucune idée pour le moment, mais j’espère bien en fin d’année. Il faut que j’arrête de boire autant et de fumer, parce que les Souris c’est souvent des cris haut perchés. Pas simple à reproduire en live…

Des projets futurs pour nos divorcés ?

Oui, un nouvel artiste avec un univers tout aussi mystique. De l’électro sans fioritures, qui va à l’essentiel. Beaucoup de précision et de musicalité et une production intense et dynamique. Il se peut que vous le voyez surgir fin novembre.