SWEELY, LE NIÇOIS QUI FAIT DES VAGUES

Sweely aka William Montana est un jeune producteur de house niçois (mais en route pour Lyon). Du haut de ses 22 ans, il est tout de même signé chez La Chinerie, et tourne pas mal en France avec son live. Il sera présent à Concrete pour les 6 ans du club demain, samedi 4. Et en plus, c’est gratuit…

Peux-tu nous dire comment tu as commencé la musique ?

J’ai fait de la batterie et du piano avant de commencer la musique électronique, de 10 a 14 ans. J’ai ensuite eu envie de produire et j’ai commencé ça sur mon ordi vers 16-17 ans.

Quels sont les styles de musique que tu affectionnes le plus et qu’est-ce qui t’a peu à peu poussé à faire surtout de la House ?

J’adore toute la black music, que ce soit le jazz, la funk, le hip-hop.. Au début, j’écoutais de la french touch, très samplée funk, et à force de creuser mes influences se sont orientées naturellement vers la House, qui me semblait moins reliée à un courant particulier et plus intemporelle. Ma découverte du collectif Underground Resistance a aussi marqué un tournant et depuis mes influences tournent plutôt autour de la house et de la micro. A côté de ça, je suis évidemment resté un grand fan de Hip-Hop et de Rap, et je produis aussi des beats.

Parle-nous de ton set-up…

J’ai commencé sur Ableton avec un contrôleur, comme beaucoup. En fait au début, un ami beatmaker avec qui je faisais du skate depuis longtemps m’a amené chez lui. Il ne travaillait que sur du hardware, ça m’a permis de réaliser qu’on pouvait tout à fait s’éloigner du duo souris-clavier : j’étais très impressionné.
 J’ai commencé par acheter une Roland MC-808 et à partir de là j’ai investi plus dans du hardware. 
Aujourd’hui je travaille principalement avec des boites à rythmes et des séquenceurs. J’ai deux MPC par exemple. J’ai aussi pas mal de synthés et de samplers.
Évidemment, mon set up n’est pas le même chez moi que pour mes lives, quand je me déplace je dois limiter le nombre de machines que je prends.

Si tout était possible, c’est à dire pas de limitation de moyens, tu y rajouterais quelque chose ?

En réalité, je ne saurais pas dire, je n’ai pas vraiment une machine qui me fait rêver. Mes envies varient en fonction de mon mood. Quand je produis plutôt dans un certain style, j’ai envie de machines qui fonctionnent bien pour ce style là. J’ai pas vraiment d’idée générale de long-terme en terme de gear, je préfère me focaliser sur ce que je produits sur le moment. 
Je vais par exemple m’acheter une nouvelle boîte à rythme, la MFB Tranzbar et j’aimerai bien aussi investir dans un synthé Roland Juno 106.

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Pourquoi faire du live plutôt que des dj sets ?

En fait j’y ai jamais vraiment réfléchi, je me suis mis directement à la production sans vraiment me poser de questions, c’est vraiment venu naturellement. Du coup aujourd’hui j’apprends à mixer, je m’amuse chez moi avec les platines que je viens d’acheter. Bien sûr, je préfère quand même utiliser mon temps pour travailler et re-travailler mes lives, j’aime faire en sorte qu’ils soient différents à chaque fois que je me produis.

Que penses-tu de la scène nicoise ?

Au début, je ne voyais pas vraiment d’intérêt dans la scène à Nice, parce que je restais chez moi et produisais dans mon coin. J’écoutais ce qui se faisait à Paris, en Amérique et dans le reste du monde. Puis en grandissant, en sortant de plus en plus, j’ai commencé à rencontrer pas mal de gens passionnés qui étaient juste autour de moi, je me suis ouvert à leurs influences et leurs projets.

Que peux tu nous dire sur ton prochain live à la Concrete ?

Je suis toujours un peu stressé, je me mets pas mal de pression quand je sais que je vais jouer. D’un autre côté ce n’est pas plus mal, c’est motivant et stimulant et ça me permet d’être de plus en plus appliqué. En plus, une fois que le live est commencé, je ne pense plus trop à la technique, ça devient naturel et je m’attache plus à ressentir et à partager avec les gens, en terme musique comme en terme d’attitude.
Forcément, j’adore aller à la Concrete et en plus je vais très rarement dans des gros clubs, comme il y en a peu dans ma région. Pour moi c’est donc quelque chose d’assez impressionnant, du coup j’essaie me convaincre que l’enjeu n’est pas énorme non plus pour ne pas me mettre trop la pression.

Merci à Sweely pour son temps, et à Moira pour l’interview ! On a bien sûr une pensée tout particulière pour Nice en publiant cette interview. On vous fait des bisous

 


 

Sweely aka William Montana is a young house producer from Nice (but soon moving to Lyon). At 21, he’s already signed to La Chinerie, and has a few dates with his live. He will be consecrated on July, 29 as he will be playing live at Concrete, alongside with Tony Humphries and San Soda.

Hey Sweely! Can you tell us how you started producing?

I played the drums and the piano before starting electronic music. Then it came to me that I wanted to produce so I started using my computer when I was about 16.

What music genres do you like the most? What pushed you to produce House?

I love black music, from jazz to funk and hip-hop… I used to listen to French Touch tracks, with funk samples. So when I started digging more, House came to me very naturally, because it seemed more timeless and not linked to any movement. Discovering Underground Resistance was also a turning point, and now my influences revolve around house and micro. I’m still a huge hip-hop and rap fan though, and I produce beats.

Tell us more about your live setup!

I started with Ableton and a controller, like many producers. Then a friend of mine who happened to be a beatmaker brought me to his house. He only produced with hardware, which made me realize you could definitely go further than a mouse and a keyboard. I was very impessed. I started with a Roland MC-808, and then I invested more in hardware. Today I mainly use drum machines and sequencers (I have to MPCs). I also have a bunch of synths and samplers. Of course my setup is different when I tour, since I have to limit the number of machines I’m taking with me.

If you had no limitations, would you add anything to your setup?

I couldn’t tell you, I don’t have a machine I’m dreaming about… My envies vary with my mood. When I produce in a certain style, I want machine for that particular style. I don’t have any long-term idea, I’d rather focus on what I produce curently. For the moment, I’m going to buy a new drum machine (the MFB Tranzar), and I’d also like to buy the Roland Juno 106 synth.

Why do you only do lives and no sets?

I actually never thought about it, I started directly and very naturally with production. I’m currently learning how to deejay, having fun at home with the turntables I just bought. Of course, I prefer to spend time working on my live performances, because I like to make them different each time.

What do you think about the Nice scene?

In the beginning, I wasn’t interested in this scene because I stayed at home and produced on my own. I was only listening to the Parisian and American scenes, or anywhere else in the world. But when I started going out, I realized there was a bunch of passionate people around me and I opened up to their influences and projects.

What can you tell us about your next live at Concrete?

I’m always a bit stressed out and put a lot of pressure on myself when I know I’m going to play somewhere. It’s very motivating and stimulating though, it allows me to be more focused. Once the live starts, I don’t think about the technical side too much, it becomes natural and I focus on the vibe. I love going out at Concrete and I’m not used to big clubs (since there are few in my rarea), so it’s pretty impressing for me. I try to convince myself that there is not that much at stake so I’m not too stressed.

A bug thanks to Sweely for his time, and to Moira for the interview!