Aujourd’hui, on vient vous parler d’EKLPX, DJ et productrice qu’on a de l’occasion de voir de plus en plus à Paris, pour notre plus grand plaisir. Vous pourrez d’ailleurs la voir jouer ce jeudi au Batofar pour la soirée Smack’n’Beats, et le jour suivant au Glazart à l’occasion de la soirée de son propre collectif, Exil !

Salut Laura ! Tu pourrais te présenter ?

Hello ! Donc je m’appelle Laura, je viens de Paris et j’écoute de la musique électronique depuis mes 17 ans environ. Je fais partie de trois collectifs, Oscil8, Runtomorrow et Exil, et j’ai commencé le mix et la prod il y a un an. J’ai plusieurs projets en ce moment : un remix qui est sorti il y a pas longtemps sur W8RD, un autre qui sort sur le premier ep d’OSCIL8 en juin, un sur Underdub Record (en juin toujours) ? J’ai aussi un EP sur Poincaré, et un autre sur Blackwallrecord pour la rentrée !

Comment tu t’es intéressée à l’electro ?

Je m’y suis intéressée au moment où j’ai commencé a vraiment sortir en boite. J’allais (et je vais toujours ahah) surtout au Showcase et au Pigallion ; mais je ne me suis mise à la prod que 3/4 ans après.

Quelles sont tes inspirations majeures ?

Je n’en ai pas particulièrement ; tout dépend de comment je me sens au moment ou je fais du son. J’aime bien tout ce qui est industriel : les hangars, les sons un peu brut comme Dax J ou Stranger. J’adore aussi Lewis Fautzi, Keith Carnal, Sleeparchive, UVB, Birth of Frequency… Je suis fan de pratiquement tout les artistes du label Polegroup et Mord.

Et tu utilises quoi pour produire ?

J’utilise mon ordi et mon casque haha ! J’ai un push Ableton, une Roland TB-3 et un Electribe de chez Korg mais je m’en sers pas pour mes sons, juste pour m’amuser.

Passons à des questions un peu différentes maintenant… Y a-t-il une figure féminine qui t’a marquée dans la musique électronique ?

Nina Kraviz, on a beau dire ce qu’on veut j’admire quand même la place qu’elle s’est faite dans ce milieu. Elle dégage une grosse énergie quand elle mixe et a de très bonnes tracklists en général. Après j’adore aussi Rebekah (surtout ses prods) et Ellen Allien (qui nous a lâché un énorme set à Marvellous).

La musique électronique est un milieu très masculin : en tant que DJette, tu as l’impression d’être traitée différemment ?

Parfois j’ai même l’impression d’être traitée mieux qu’un homme haha. A mon avis c’est plus un avantage vu qu’il y en a moins ; mais je vois de plus en plus de filles s’y mettre et c’est cool ! Je vois aucune différence entre les hommes et des femmes, il y en a certes moins, mais elles sont toutes aussi douées (voir plus). Comme je dis plus haut, il y a pas mal de filles qui se mettent à mixer et à s’intéresser a la prod, et je pense qu’il y en aura de plus en plus dans les années à venir.
Donc tu as l’impression que les mentalités évoluent petit à petit ?
Complètement ! C’est grâce aux grands noms féminins de la scène électro de ces dix/vingt dernières années qu’elles évoluent en bien. Je pense à Louisahhh!!!, Nina Kraviz, Ellen Allien, Nicole Moudaber, etc. qui se bougent et ont réussi à se faire une place. C’est clair que ça me motive.
Pour terminer, tu as des projets dans le futur ?
J’espère continuer à pouvoir mixer sur paris et pourquoi pas ailleurs, et à faire du son à la cool !