Savez-vous ce que signifie Recondite ? Difficile d’être explicite : il s’agirait de ce qui n’est pas compréhensible par l’individu doté d’une intelligence « classique ». Si vous comprenez le message vous êtes donc probablement quelqu’un de singulier.

De son vrai nom Lorenz Brunner, Recondite est un producteur allemand connu pour ses compositions originales et innovantes. Il crée le label Plangent Records à Berlin en 2011 sur lequel il sort son premier EP. Celui-ci contient 4 tracks : Intro, Robur, Unterholz et Decamp. Il s’agit là d’histoires sombres mais non sans espoir ; au contraire, on y relève de la clarté, et on en ressort presque plus sereins.

Le coup de cœur dont j’aimerais vous parler aujourd’hui est aussi son track le plus connu et c’est Cleric, sorti en juillet 2013 sur le label Dystopian (créé en 2009 par Rødhåd). Cette production n’est certes pas nouvelle pour certains, mais si quelques uns ne la connaissent pas foncez ! Des percussions comme dans les ténèbres d’un empire lointain, une mystérieuse mélodie, une énigme à résoudre… C’est une intrigue mystique, et pourtant bien réelle.

En 2014, Recondite signe un nouvel EP chez Hotflush Recordings, sur lequel on retrouve DRGN2 et Caldera, deux tracks dont le succès fut immédiat, lui ouvrant la porte vers une audience internationale. Si vous prenez véritablement le temps d’écouter ces deux bijoux, et ce dans des conditions optimales, il y a de forte chances que vous vous y attachiez. J’aurais presque envie de vous mettre en garde car vous risqueriez de ne pas revenir.

Recondite a su trouver un équilibre parfait entre la beauté de la mélodie et l’obscurité de la techno. Un résultat apprécié et repris par de nombreux artistes. On a pu entendre à maintes reprises Cleric ou DRGN2 lors des puissants sets de Tale Of Us. Le duo italien s’alliera d’ailleurs à Recondite en avril 2015 pour nous livrer le violent et quasi-dramatique remix de Cherry Red de Barnt : violent, presque dramatique.

Pour clore cet article, je vous invite à découvrir deux tracks de Recondite, authentiques et séduisantes, sortis dernièrement chez Hotflush Recordings, Warg & Phalanx. Je ne peux nier leur singularité qui les classe dans la partie « non-conforme » de la techno et vous laisse donc vous forger votre propre opinion.

Musicalement,

Marc aka lone citizen


It’s hard to tell what Recondite actually means. It would be what is not understandable by individuals with a « classical » mind. If you get the message, it means you’re someone special.

Lorenz Brunner aka Recondite is a German producer known for his original and innovative compositions. He founded Plangent Records in 2011 in Berlin, on which he releases his first EP with 4 tracks : Intro, Robur, Unterholz and Decamp. They are dark but hopeful stories: you can feel the brightness and serenity.

My personal favourite I would like to share with you is also his most famous track: Cleric, out since July 2013 on Dystopian Records (Rødhåd’s label). This production is known by many, but if a few of you have never listened to it please do! Percussions just like in the darkness of a distant empire, an intriguing melody, an enigma to solve… It is a mystical plot, but still very real.

In 2014, Recondite released a second EP on Hotflush Recordings, in which you can find DRGN2 and Caldera, two tracks which had an immediate success, opening the doors to a global success. If you really take the time to listen to those two gems in optimal conditions, there is a chance that you’ll get attached to them. Maybe I should even warn you that you might not come back.

Recondite managed to find a perfect balance between the beauty of melody and the darkness of techno. The result is appreciated and even imitated by numerous artists. Cleric and DRGN2 have been played over and over again by Tale Of Us. The Italian duet even allied with Recondite in April 2015 to deliver the violent and almost tragic remix of Barnt’s Cherry Red.

In conclusion to this article, I now invite you to discover two authentic and appealing Recondite’s tracks lately released by Hotflush Recordings: Warg and Phalanx. I can’t deny their singularity which classifies them in the “noncompliant” part of techno music, and I leave it up to you to make up your own opinion about them.

Marc, aka lone citizen