Fabrizio Lapiana, pilier de l’école italienne de la techno, est un producteur aussi discret que talentueux. DJ depuis le début des années 90, il se lance dans la production à partir de 2008 en créant son label Attic Music. Le producteur romain se distingue par une techno hypnotique et mentale, laissant transparaître ses influences ambient et indus : c’est ce que l’on retrouve sur ce label. Privilégiant la qualité plutôt que la quantité, il comptabilise maintenant 25 sorties, la majorité étant de Fabrizio lui-même.

Sur ce label sort en 2013 Antimatter 1, un EP très représentatif du producteur, composé de Stress, un track sombre et hypnotique mais non linéaire, qui crée une sorte de tension angoissante qui se développe tout au long du track ; de Serotonin, track plus léger marqué par de magnifiques nappes ; et enfin d’un remix assez dur de Stress par Milton Bradley. Maysak, son dernier EP, contient quant à lui Lasnait, un track assez sombre développant une atmosphère inquiétante ; mais avec Leading Nowhere et Water Smoke, Fabrizio nous offre une techno plus aérienne et très légère, laissant percevoir des influences dub. On y retrouve l’identité d’Attic Music : une techno hypnotique, profonde et légère, caractéristique de l’école italienne.

Mais comment parler de Fabrizio Lapiana sans aborder ses sorties sur le fameux M_REC LTD, label italien fondé par Max_M. Tout aussi révélateur de l’identité italienne, il propose une techno progressive très hypnotique. C’est surtout grâce aux sorties signées sur ce label que Fabrizio Lapiana connaît un réel succès.
On peut retenir l’EP 1002, qui rassemble sur la face A un track de Max_M, et sur la face B une petite merveille de Fabrizio : 1002B, tout en volupté et en légèreté, instaure une ambiance aérienne pleine de mélancolie.

1003B, issue de l’EP du même nom, est un de mes coups de cœur. C’est un track qui au début s’annonce plus sombre, avec un kick rapide et prononcé. Mais passé les deux premières minutes, une somptueuse mélodie s’insère dans la musique. Elle vous coupe littéralement le souffle, à la fois puissante et aérienne, sa mélancolie ne vous laisse pas indifférent. La fin est un supplice, on aimerait que le morceau ne se termine jamais… Tout simplement une pure merveille !

Quentin


Fabrizio Lapiana, cornerstone of the Italian Techno School, is a producer as discreet as he is talented. DJ since the beginning of the 90’s, he took his first steps into production in 2008 when he created his label Attic Music. The roman producer can be distinguished by his hypnotic and mental techno, stressing his ambient and industrial music influences: that’s what to be found on this label. By giving priority to quality over quantity, it counts 25 releases now, a major part of them being from Fabrizio himself.

The label released Antimatter 1 in 2013, an EP very representative of the producer. It is composed of Stress, a misty, hypnotic, but not linear track, which creates an eerie feeling developing throughout the track; of Serotonin, a warmer track marked by a splendid vibrating sound; and finally a quite tough remix of Stress by Milton Bradley. Maysak, his last EP, includes Lasnait, a quite dark track bringing an unease atmosphere; but with Leading Nowhere and Water Smoke, Fabrizio provides us an airier and lighter techno, exhibiting his dub influences.
Attic Music’s identity is to be found there: a hypnotic, deep yet light techno, characteristic of the Italian school.

But how could I speak of Fabrizio Lapiana without looking at his releases on the famous M_MEC LTD, Italian label founded by Max_M. It is equally telling of the Italian techno identity, it offers a progressive and very hypnotic techno music. It is principally through his releases on this label that Fabrizio Lapiana have been genuinely successful.
We may recall the 1002 EP, which brings together on the front a Max_M’s track, and on the back a small Fabrizio’s gem: 1002B, which in voluptuousness and lightness, establishes an aerial atmosphere full of bewitching melodies.

1003B, from the EP of the same name, is one of my favourites. It’s a track which, at the beginning, looks dark, with a fast and pronounced kick. But passed the 2 first minutes, a sumptuous melody slips itself into the track. It takes your breath away, and you will be moved by its melancholy. When the music stops, we are heartbroken, as we can’t believe it already ended … Simply a musical marvel!

Article: Quentin
Translation: Tomasz Michalak