Rone, alias né d’une faute de frappe (R.One à l’origine), fait partie de ceux qui sont nés avec une oreille musicale surdéveloppée. De son vrai nom Erwan Castex, le producteur parisien de 35 ans débute sa carrière en 2007 en produisant les disques du producteur berlinois Lucy. L’année suivante il sort son premier EP, Bora, qui lui vaut les louanges de la scène électronique anglaise (entre autres Massive Attack et Lee Burridge, résident du club londonien Fabric) mais aussi d’Agoria, fondateur du label InFiné. Puis tout s’enchaîne: un premier album en 2010, Spanish Breakfastet une série d’EPs (tout ça sur InFiné).

Mais c’est l’album Tohu Bohu, sorti en 2012, qui lui vaut sa reconnaissance mondiale et le titre de “meilleur artiste français de 2012” décerné par Trax. Cet album, au beat à mi-chemin entre hip-hop et techno, mélange parfaitement les harmonies et les couleurs pour nous livrer une musique à la fois enfantine et perturbante. D’ailleurs, Rone raconte qu’il a nommé l’album ainsi pour symboliser son chaos intérieur pendant ces 3 premières années de gloire. On se retrouve finalement avec un recueil de tracks empruntant aussi bien des éléments  à l’IDM, à l’ambient ou à la techno. Et c’est ça qu’on adore chez lui.

Si Rone fait de la technique sa priorité, il accorde aussi beaucoup d’importance à l’aspect visuel de sa musique. Il s’associe avec Vladimir Mavounia-Kouka, qui réalise non seulement la vidéo de Spanish Breakfast, mais aussi tout le visuel de l’album. Il entretient également des relations avec Studio Fünf, qui a réalisé la vidéo de son track phare So So So publié en 2011 sur l’EP éponyme.

L’artiste a fait d’InFiné sa maison. Ce label lyonnais a été fondé en 2007 par Agoria, Yannick Matray et Alexandre Cazac, avec l’objectif premier de publier l’album Not for Piano de Francesco Tristano, pépite de classique moderne. On peut y écouter la reprise piano de Strings of Life, un grand classique techno de Derrick May, ou encore The Bells de Jeff Mills.

S’en suit une série de signatures variées, que ce soit une reprise d’un concerto de Mozart (ensuite utilisé dans une pub Air France en 2011), de la deep house avec Oxia, de l’expérimental avec Fraction ou encore de la tech house avec Clara Moto (gros coup de coeur pour cette productrice autrichienne).


Rone, aka created unexpectedly from a typing error (it was supposed to be R.One), is one of those born with an overdeveloped musical ear. Erwan Castex (his real name, flawless this time), 35 years old Parisian producer, began his career in 2007 by producing disks of the Berliner producer Lucy. The next year he released his first EP, Bora, which was widely acclaimed and praised by the British electronic stage (Lee Burridge, denizen of the London club Fabric, and Massive Attack, among others) and also Agoria, founder of the label InFiné. Then it all happened very quickly: a first album in 2010, Spanish Breakfast, and a battery of EPs (all of it with InFiné).

But it’s the album Tohu Bohu, released in 2012, that got him world’s general recognition and the title “2012 Best French Artist”, awarded by Trax. This album, with a beat halfway between hip-hop and techno music, blends perfectly harmonies and colours to give us, at the same time, a childlike yet troubling music. By the way, Rone says he named the album this ways to symbolize the internal chaos he lived during his first 3 years of glory. We finally end up with a gathering of tracks borrowing elements from IDM, ambient music or techno. And that’s what we love about it.

If Rone made technique one of his priorities, he also gives a lot of importance to the visuals aspects of his music. He associated with Vladimir Mavounia-Kouka, who made not only the video clip of Spanish Breakfast, but all the visuals of the album too. He is also in close relations with Studio Fünf, which produced the video of his flagship track So So So released in 2011 on the eponym EP.

The artist made of InFiné his home. This label from Lyon was founded in 2007 by Agoria, Yannick Matray and Alexandre Cazac, with the purpose of publishing the album Not for Piano by Francesco Tristano, a gem of modern classical music. We may enjoy on the label a piano cover of Strings of Life, a techno classic by Derrick May, or yet Jeff Mills’ The Bells.


Followed up a range of signings, whether a cover of a Mozart’s concerto (used later on in an Air France commercial in 2011), some deep house with Oxia, experimental music with Fraction or yet tech house with Clara Moto (this Austrian producer stole our heart).

Translation: Tomasz Michalak